Sur le chemin du retour 15816 km
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Mardi 25 Novembre, voila nous y sommes. Je viens de poser mes roues sur le sol français. L’aventure est quasiment terminée. J’aurais pu choisir la facilité et prendre le train pour rentrer à la maison, surtout que l’hiver est là, mais j’ai choisi d’effectuer les 300 derniers kilomètres sur ma monture non pas pour gonfler le kilométrage mais pour un atterrissage plus en douceur après plus de 8 mois passés dans les montagnes, la jungle etc.

Je récupère ma Petite Rose des Vents que je ré-assemble une dernière fois pour une dernière chevauchée avec une petite appréhension pour le temps !!!!
Les portes s’ouvrent, l’air s’engouffre, oh!!!! que c’est froid; je lève la tête vers le panneau qui m’indique 9°C, c’est une température de saison mais pour moi il faudrait ajouter le signe “moins ” devant le 9.
Pour sortir de l’aéroport il n’y a pas une multitude d’options : l’autoroute!!!  mais ça va ils ont pensé à faire une piste cyclable!!!
Tient un petit ruisseau!!! oups!! je viens de franchir la Seine!! comparativement au géant amazonien tout me semble réduit ici,

tout comme les villages que je traverse en moyenne tous les 4 kilomètres, au Brésil c’était tous les 50 kilomètres.

Pour éviter au maximum la”jungle” urbaine de la région parisienne je dois effectuer un petit détour une soixantaine de kilomètres dans les villes et je suis heureux lorsque je retrouve un peu de verdure.
Il me fallait bien un petit bout de piste en France.!!!

Je ne perds pas mes bonnes habitudes. Je m’enfonce dans la forêt d’Ermenonville où je passerai la nuit sans la compagnie des serpents, des mygales, des singes, des jaguars etc … 
Depuis mon arrivée en France, ce qui m’a frappé par rapport à l’Amérique Latine outre le froid c’est le manque de vie; personne ne sourit, personne ne dit bonjour, personne ne parle, tout est vide, tout est creux de sentiments alors que dans la dizaine de pays que j’ai traversé c’était le contraire. Pourtant en France nous avons la chance d’avoir tout ce que l’on veut par rapport à ces pays émergeants, tout sauf  le bonheur apparemment!! la sociéte de consommation, du toujours plus, du toujours plus vite, du plus tard serait elle un frein à la joie de vivre????

Je suis habitué à avoir 100% d’humidité, 

de traverser des forêts
même boueuse mais avec 25 à 30 degrés de plus!!!!
Malgré la grisaille et le froid, je prends plaisir à effectuer cette petite traversée de France et de ses petits villages.

et de ses châteaux;

Cette pomme aura fait plus de kilomètres que moi!!!! oui c’est possible !!
c’est une pomme chilienne que j’ai acheté en Guyane, jusque là rien d’anormal; l’histoire devient ironique lorsque l’on connaît tout son trajet. Pour vendre les pommes chiliennes en Guyane, les chiliens ne peuvent pas les envoyer directement là-bas alors elles doivent traverser une première fois l’océan pour avoir les accords sanitaires de l’Union Européenne pour y être commercialisées puis elles retraversent une seconde fois l’océan pour se retrouver sur les étales. Soit 15 000 km rien que pour l’aller-retour France Guyane. Bravo pour cette formidable leçon d’écologie!!!!! une belle aberration !!! 
Après avoir bravé la pluie, le brouillard et le froid durant 180 kilomètres j’arrive à Cartigny dans la Somme chez mon grand ami Boris

et sa Maman où je suis accueilli à bras ouverts, j’ai l’impression d’être à la maison. Quel plaisir de voir enfin des personnes sourires!!!
Je passe une petite journée de repos avant l’ultime étape que je débuterai en compagnie de Boris

Pour une fois ce n’est pas moi qui crève!!!!
Apparemment je suis sur la bonne route.
euh non !!!
Il y a encore quelques courbes avant d’atteindre la maison.

Une derniere fois le drapeau du pays des Enfants flotte au gré du vent pour égrainer leurs souhaits pour un meilleur futur.

16 110 kilomètres plus tard je suis de retour à la maison

Au total depuis que j’ai quitté le Canada en Mai 2012 ce sont plus de 45 000 kilomètres qui se sont accumulés.

Le troisième volet de mon tour du monde s’achève. Une aventure de plus de huit mois qui aura débuté à Haiti et en République Dominicaine puis descendant la cordillère des Andes j’aurais traversé successivement la Colombie, l’Equateur et le Pérou avant de pénétrer dans la jungle et la savane qui s’étendent sur le Brésil et le Vénézuela. Tout doucement en abordant le plateau des Guyanes un goût de fin ou de pause se fait sentir car tout doucement je me rapproche de la Guyane qui marque la fin de cette belle aventure.
Réaliser un voyage à vélo est quelque chose de très enrichissant à tous points de vue, que ce soit pour la découverte de soi, des pays, des peuples et des cultures ou tout simplement sportif. C’est une aventure énorme qui marque forcément dans une vie.
Ce voyage diffère quelque peu des autres puisqu’en soutenant PLAN INTERNATIONAL il a pris une dimension supplémentaire : une Aventure Humaine extraordinaire que je vis en soutenant les équipes de PLAN qui travaillent sans relâche auprès des enfants et des communautés démunis pour leur apporter un meilleur futur.
Je ne crois pas au hasard mais au destin parfois il faut le forcer parfois il faut effectuer des choix, des sacrifices mais par expérience, je peux vous dire que cela en vaut la peine car….

LES REVES SONT FAITS POUR ETRE VECUS LES YEUX GRANDS OUVERTS.



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