Pérou 9031 km (5 éme partie)
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Chaque jour qui passe est un jour très intense fait de rencontres, de découvertes, de paysages. Chaque jour qui passe, pour moi c’est comme allumer et éteindre une ampoule, çà passe beaucoup trop vite.
Je vis chaque jour avec beaucoup d’émotions!!!!
 CARPE DIEM Aller en selle!!!!
Tout le long de la descente vers Pachayo, j’ai la chance de pouvoir apprécier cet impressionnant enchaînement de lagunes qui se déversent les unes dans les autres.

Ici l’eau est pure contrairement à d’autres rivères où l’eau est contaminée par l’homme et ses activités.
Les bornes kilomètriques s’effacent les unes derrières les autres.
L’ancienne porte d’entrée de Huancaya.

un petit village aux ruelles atypiques.

Je redescends dans la vallée…

continuant de longer la rivière parfois tumultueuse

Dans un canyon,bordé par des murailles de pierres monumentales, je me sens tout petit.
Surprise!!! le col qui grimpe vers Tarraos est asphalté, cela me simplifie beaucoup l’ascension

Un escalier???? mais non, ici on exploite au maximum la montagne, en fonction, de son expostion pour cultiver du blé, de la quinoa et autres plantes cérèalières.

La Petite Rose des Vents est prête pour une nouvelle journée au milieu des montagnes péruviennes.

 Le cap est mis vers la Punta Pumacocha qui culmine à 4990 mètres!!!!
Je suis parti pour  une trentaine de kilomètres d’ascension.

L’ascension est très difficile. Les 4 derniers kilomètres sont à plus de 10% de moyenne
et hisser 140 kgs là-haut cela m’oblige à m’arrêter tous les 200 mètres !!!
Pour se rendre compte de l’effort physique qu’il faut effectuer, imaginez-vous pédaler sans respirer
 durant 150 à 200 mètres. Boire un peu d’eau est un effort !!! mais…

cela me permet de souffler et d’apprécier les magnifiques paysages.

Droit devant!!!! il me reste encore quelques centaines mètres pour atteindre le sommet.
Je serai monté là où s’arrêtent de pousser les arbres, là où s’arrête de pousser l’herbe, je serai monté là où commence la vie minérale. Pouvoir apprécier la nature telle qu’elle est …. 

 et contempler ces paysages extraordinaires c’est une chance unique. 

Après l’effort, le réconfort. Petite pause pique nique à 5 000 mètres,
j’ai besoin de recharger mes batteries.

Je dépose une Petite Rose des Vents en souvenir de mon passage.
J’aime regarder le miroir du ciel.

Sur l’altiplano les villages sont très isolés les uns des autres.
La géologie du terrain change brusquement. L’eau disparait par infiltration dans la roche poreuse, un problème !!! Il me faut la rationner.
Tempête dans les Andes.La neige tombera dans cette nuit là et s’accumulera sur ma tente pour mon bonheur car;;;

il est dur de trouver de l’eau ici. Durant deux heures je vais collecter la neige, la faire fondre et la filtrer; beaucoup d’efforts, pour au final, obtenir 4 à 5 litres!!!!

La neige va transformer la piste en boue rendant ma progression plus difficile.

La neige fraiche change le décor.

Le silence sentir les élements, se sentir libre!!!!

que demander de plus!!! trouver le bonheur, c’est simple.

Des pistes pour toucher les nuages.

La lagune bicouleur.

Je descends vers Acobambilla.

Plaza de Anccapa. Un petit village de 200 âmes perdues dans les Andes, perdues pas si perdues que cela car  à la radio on a entendu parler de mon voyage avec PLAN pour la défense du droit des enfants dans le monde!!!!

J’entre dans le canyon qui me conduit vers Vinas.

Traversée d’un petit hameau où vivent quelques familles de bergers.

Vue panoramique depuis l’Abra de Vinas.

Une route qui serpente… c’est dur d’en voir le bon bout, non??

Un feu pour me réchauffer les mains et commencer à préparer à mon repas.

La journée, vient de se terminer place aux réconforts et quoi de mieux que de le trouver dans un bon petit plat.

Paysage d’altiplano, 
La veille, il est tombé plus de 20 centimètres de neige mais heureusement le soleil en aura eu raison et je n’ai eu aucun problème pour me rendre à Pucampa…
un village sur l’altiplano à plus de 4500 M il n ‘y a plus qu’une seule personne qu’y vit !!!

L’abra Chonta. 4825 mètres

L’ascension du col suivant se fait avec la piste bordée par la neige tombée il y a deux jours.
Elle renforce la beauté et la pureté des lieux.
Malgré l’oxygène qui se rarefie, le peu d”air qui entre dans mes poumons est extrêmment pur.

Je savais que j’étais très haut mais pas à cette altitude de 5059 mètres!!

De là-haut je domine toutes les cimes environnantes

C’est dur d’exprimer mon ressenti en pédalant dans cette univers blanc.

Je descends vers une mine mais une erreur de parcours me fera monter très haut. Je n’ai pas d’altimètre mais j’estime être beaucoup plus haut que 5000 m car je domine le col précédemment escaladé!!!
là où seuls les lamas vivent. 
Il n’y a plus de piste, je pousse mon vélo dans le sable, dans cet univers hostile pour certains.  Moi je m’y sens très bien et suis en communion parfaite avec la nature mais perdu dans les Andes la raison parle et je redescendrai dans la vallée.

C’est avec un peu de regret que je dois me résoudre à quitter le GREAT DIVIDE et prendre une route plus conventionnelle pour poursuivre ma route jusqu’à Cusco
A suivre…..



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