Pérou 7809 km (3 éme partie)
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Le Pérou, avec une superficie de plus de deux fois la France, surtout si on le traverse par le centre, cela prend du temps. Initialement, j’avais prévu d’effectuer une boucle de la Cordillère Blanche mais le mauvais temps et la neige m’ont amené à revoir mes projets.
Je mets le cap sur Chavin de Huantar, un site pré-inca construit 900 ans avant J.C par la civilisation Chavin.

Un labyrinthe sous terrain où certains élus pouvaient y célébrer le culte du  Jaguar.

Autel où l’on déposait les offrandes aux Dieux, les récipients sont censés représenter la constellation d’Orion.

Pause pique nique sur le bord de la route vers la lagune Querococha.

L’élément vital au cours du voyage : l’eau. Tous les jours, en fin d’après midi, il faut se mettre en quête de ce liquide précieux. Un ordre est établi pour son utilisation. Premièrement filtrer une bouteille d’eau pour le lendemain puis cuisiner son repas et enfin s’il en reste se laver!!!

Fin de journée, il fait frais, il est temps de s’arrêter pour camper face à la lagune, ce sera parfait.

Après queqlues jours de mauvais temps, le ciel finira par se dégager et je verrai les cimes blanches de la Cordillère.

Paysage de pampa….

au milieu coule une rivière.

Horizon lointain, au bout de la route la laguna Conococha

 c’est une autre aventure dans ce voyage. Ici commence le GREAT DIVIDE PERUVIEN.

Un parcours dessiné dans les régions reculées du Pérou. 

Les pistes traversent d’immenses étendues; seules quelques estancias où l’on élève les moutons  montrent la présence de l’homme.

Les distances au mètre près !!!! j’hallucine!!!! car parfois lorsque je demande où se trouve le prochain village on me répond en heures vaguement: oh!!! son dos horas con tu bicicleta. (Oh c’est deux heures à vélo.)

Carhuajara, l’un des petits villages que je croise sur la piste de Cajatambo.
une piste étroite, sinueuse et sablonneuse….

qui se transforme parfois en un simple chemin. Euh là!!! c’est sûr je ne croiserai pas de voiture.

Llipa, un village pas comme les autres. Une étrange sensation en traversant ce village où aucune âme n’y vit….

un village fantôme!!!!!

Un lieu de bivouac unique où je suis certain que peu de personnes y sont venues dormir car……

c’est là bas, au bout du promontoire donnant sur un canyon impressionnant que j ‘ai planté mon “”hôtel Robens””
eh oui !!!une vue unique, un instant privilégié!!!!
Il est dur d’imaginer la profondeur du canyon sur la photo

mais il est profond et impressionnant,

je vais descendre durant 24 kilomètres …

pour atteindre et traverser la rivière!!!!!

Au fond du canyon, il faut remonter de nouveau 1500 mètres de dénivelé positif.

Une mine d’or…. plus au moins légale… la fièvre de l’or est toujours présente au Pérou.

Tient Zorro serait il passé par ici?????

Cela faisait plusieurs jours que je suivais des traces de pneus sur la piste; finalement  je rattrape ces français près de Cajatambo. Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé la piste avec d’autres voyageurs. Un bout de route et un campement ensemble c’est agrèable et çà change de la routine.

Abri typique des bergers.

Embouteillage sur la piste!!!!!

Tous les jours se sont 50 à 60 kilomètres qui sont avalés; avec les dénivelés, l’altitude et la piste, c’est dur d’en faire plus, 

mais je ne suis pas là pour battre des records 

mais apprécier les merveilles de la nature.
Ancienne vallée glacière.

Cette nuit il a fait très froid, au réveil le thermomètre indique -8 ° il faut dire que je suis tout de même à 4600 mètres. Le plus compliqué avec le givre c’est de plier la tente.

Plus je monte dans l’altiplano, plus les troupeaux de lamas sont  importants.

A 5000 mètresl, des paysages nus  où règne le silence dans un univers minéral.  

C’est certain que pour gravir  un col à cette altitude, c’est long et éprouvant. Il faut être endurant, résistant et écouter son corps pour ne pas attrapper le mal des montagnes…

Mais la récompense au final est toujours là.

Je traverse le charmant petit village de Rapaz et sa tour d’adobe.

Je préfère les voir en haut du mur que dans mes  pneus…. les cactus!!!!!

Descente vers Picoys, une zone thermale.Dans le village c’est le jour de la fête nationale et je suis invité à partager le repas communal.

Le jour se lève, je me prépare pour une ascension difficile, le plein de calories est fait…

me voilà prêt pour affronter les pourcentages sévères du col de Chucopampa qui culmine à 4860m!!
de nombreuses pauses seront nécessaires pour atteindre le sommet.

eh oui!!! il faut les monter les70 kgs et l’état de la piste complique l’ascension….

mais là haut la récompense: des paysages extraordinaires.

C’est impressionnant de voir comment les forces tectoniques ont plissé les montagnes.

Après avoir pédalé plus de 300 kilomètres entre 3500 m et 5000 m, j’entame une longue descente en direction de Lima, 

changement de décor, changement de climat, place au désert.

Mais au fond du canyon une oasis où poussent 

abricots, pêches, melons pépinos … que m’offrent des cueilleurs. 
L’accueil péruvien, c’est çà aussi. J’arrive dans un hameau de quelques maisons,  une petite épicerie. Une femme me voyant manger quelques pains et des sardines pour mon déjeuner m’apporte ce plat de riz, légumes et chèvre, que dire??!!
Parfois on aimerait voir quelqu’un pour lui demander sa route.
Lorsque je rentre dans un désert, je regarde en premier où se trouve la sortie…..à gauche ou à droite????hum quelques instants de réflexion s’imposent pour effectuer le bon choix.
Ce qui est difficile dans le désert c’est le changement de matériaux de la piste; tantôt des bancs de sable….

tantôt des pierres; dans tous les cas il faut pousser le vélo, et çà c’est dur.!!!!

Fin de journée je me fais plaisir avec les fruits que l’on m’a offert en cours de route : une salade de fruits hummm!!!!

Je suis content et soulagé de trouver la borne 28, bientôt Trapiche où j’ai rendez vous avec  une  équipe de PLAN .

Le silence….. le vrai silence

Ecouter le silence dans le désert, c’est un plaisir simple.

Direction Lima. C’est sûr que je n’ai pas choisi la route plus fréquentée pour atteindre cette capitale de plus de 8 millions d’habitants.
La traversée de ce désert aura été éprouvante.
Lima, eh oui. Lima j’y ai passé une semaine et je n ‘ai pas eu le temps de visiter la ville car il a été consacré uniquement à PLAN avec une grande quantité d’activités pour défendre les droits des enfants mais…

j’aurai vu le Pacifique car depuis 4 mois que je pédale sur le continent je n’ai jamais eu l’opportunité de le voir.

L’aventure péruvienne est à suivre dans un prochain volet……



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