Brésil 3 éme partie : LA ESTRADA REAL (59 231 KMS)
-

Après une courte pause à Iguapé, le temps de reprendre mon souffle après la longue chevauchée des plages, je poursuis ma route vers le Nord. Objectif principal : me rendre à la Ilhabela. A partir de là commencera un voyage dans le temps avec l’Estrada Real.
Allez en selle ….

Se rendre à la Ilhabela, cette île au large de Sao Paulo, ce n’est pas évident. Alors pour une fois j’ai choisi la facilité: le bus.
Il y a deux raisons à cela. Plus de 100 kilomètres de ville !!!! et la traversée de la périphérie de Sao Paulo, l’une des régions les plus dangereuses et violentes du Brésil. De la gare routière de Santos je me rends directement au port pour traverser vers Garuja une zone assez remuante; l’appareil photo restera dans les sacoches et pas d’arrêt aux feux rouges.!!!!

Le calme retrouvé, je longe le littoral Paulista et ses magnifiques plages de sable blanc….

encerclées par les montagnes de la Serra Atlantica et les forêts tropicales.

Cela fait plus deux mois que nous sommes en contacts réguliers pour planifier notre rencontre!!! Après plus de trois ans, je retrouve mon AMI Alvaro. Nous nous étions loupés au Mexique de quelques semaines, en Equateur d’une journée, alors là j’ai tout fait pour arriver à temps à la Ilhabela. Nous ne pouvions rater cette nouvelle rencontre car dans quelques jours il prendra le bateau pour rentrer en Europe après 11 ans à sillonner les routes du monde. (www.biciclown.com )

Je profiterai de mon séjour sur l’île pour me reposer un peu et visiter l’intérieur
et sa nature exubérante.

Voilà ma maison au coeur de la jungle à l’Ilhabela!!!

Pedro et Isabela m’hébergeront GRATUITEMENT dans leur paradis de NA MATA. La générosité brésilienne !!! Merci encore à vous mes amis.
Notre dernière soirée sur l’île avec Helga. Une bonne pizza et un superbe concert de Samba de Maria Rita. Comment mieux fêter notre futur départ !!!!

Une journée sous la grisaille commence après le passage d’un cyclone proche de l’île ( chose très rare). Grisaille dans le ciel mais aussi grisaille dans le coeur surtout pour Alvaro qui quitte son port d’attache brésilien. Le ferry nous portera vers Sao Sebastiao et quelques tours de roues plus loin ….

nos routes se séparent de nouveau après 4 jours intenses passés ensemble!!!
Salut mon AMI, bonne chance pour la suite dans tes aventures européennes. Ce n’est qu’un simple au revoir dans nos vies de nomades du monde, car nous nous retrouverons!!!

Nous laissons l’île derrière nous et chacun poursuit son aventure….
et son lot de belles rencontres. Je suis attablé dans un petit restaurant lorsque deux cyclistes brésiliens rentrent pour discuter de mon voyage. Ils sont fascinés, avant de partir ils me paieront l’addition !!!! c’est ça l’accueil brésilien!!!

Je continue de longer le littoral.

Prochaine destination Paraty…

au milieu des montagnes verdoyantes …

certains arbres perdent leurs feuilles !!! et vue la taille l’arbre doit être grand!!!

Le long de la route quelques cascades rafraîchissantes car la chaleur est pesante pour l’organisme.

J’arrive à Paraty, une ville fondée au XVII éme siècle par les portugais. Elle était le port d’expéditions de l’or, de l’argent et des pierres précieuses vers le Portugal.

Paraty une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des ruelles pavées et des bâtiments de l’époque coloniale …

au coeur desquelles je vais déambuler.

Je quitte le littoral pour me trouver un endroit où passer la nuit et reprendre des forces car demain ce sera le début d’une grande aventure.

L’ESTRADA REAL.

Cette route que les portugais ont tracée il y a quatre siècles pour acheminer les richesses minières vers Paraty depuis la ville d’Ouro Preto dans l’état montagneux de Minas Gerais.

600 kilomètres et plus de 11 000 mètres de dénivelé positif m’attendent. Je crois que je vais avoir mal aux jambes!!!

et ce n’est qu’un doux euphémisme car le premier jour ce sont plus de 1400 m à gravir avec un pourcentage moyen de 9 % pendant une dizaine de bornes et parfois des pourcentages abdominaux à plus de 20% ( non il n’y a pas de faute car je peux vous dire qu’avec des rampes comme celle là, les abdominaux travaillent durement !!!)

Une fois au sommet, j’ai la satisfaction d’admirer les forêts primaires….

et les multiples cascades.

Seules quelques fermes bordent la route.

Mais l’Estrada Real n’est asphaltée qu’à 10 %…

et les routes de terres battues en font sont charmes mais aussi sa difficulté.

car les portugais ne ce sont pas souciés des futurs cyclo-voyageurs qui l’emprunteront dans le futur.

Cachoiera DA PIMENTA.

Des pistes qui me conduisent au coeur de ce magnifique état brésilien.

De la pluie sous le soleil !!!

La fête s’est interrompue brutalement !!! rassurez-vous, ce n’est pas la mienne!!!

Humm !!! Je crois que je vais transpirer….

petite erreur, je ne lis pas le road-book et je m’embarque dans une belle galère!!!

un chemin uniquement pour randonneurs alors autant dire qu’avec mes 65 kgs ça s’annonce dur!!!et même…

EXTRÊMEMENT DUR !!!

3 kilomètres en quasi 2 heures !!! qui dit mieux.

Finalement j’atteins la ville de PASSA QUATRO  et sa gare.

La seule voiture que j’aime sur la route!!! elle n’est pas belle ?!

 Je discute avec Neia la propriétaire de la belle Coccinelle. Je reprends ma route et un plus loin venant à ma rencontre Neia m’apporte ces saucissons de sa charcuterie !!! Encore une preuve de la générosité brésilienne.

Je suis là et je dois monter là haut!!! la route est encore longue.

Je poursuis ma route, dépaysement assuré.

Petit crochet par Sao Lourenço, j’étais un peu obligé!!! vous avez compris???

Puis la piste se complique de nouveau; glissante, abrupte je patine.

parfois des arbres obstruent le passage.
Petit bain de boue…

il parait que c’est bon pour les pneus !!!

Des paysages magnifiques,

c’est libre de voitures mais vue la difficulté du parcours je ne croise aucun cycliste.

Seul un train sur la voie!!!

Des pistes toutes en couleurs.

Une piste semée d’embûches. Oh !!! le problème ce n’est pas les vaches ni

les pierres glissantes mais ….

le passage des fosses profondes pour empêcher le passage du bétail. Il faut bien viser car la chute pourrait être très douloureuse.

A Represa do Camargo, je dois prendre une barge pour traverser le lac.

dont la propulsion est assurée …

par un tracteur !!!!

Le soir venu, je gagne les hauteurs du lac pour planter ma “ROBENS”

quel bonheur de pouvoir apprécier de tels paysages !!!

Certaines parties du parcours sont assez compliquées ….

car parfois il faut rechercher les fameuses bornes d’orientations.

Sur de tels parcours le matériel s’use et se détériore. Je dois ménager ma monture si je tiens à atteindre Salvador do Bahia.

Une chance à Sao Joao del Rei, Julio me changera mes plaquettes de freins.

Plus sereinement, je reprends ma route vers Tiradentes….

une autre ville coloniale fondée par les portugais.

Des façades colorées magnifiques.

J’aime l’architecture de ces petites villes.

Ne touchez pas votre écran, la photo est droite. Ce sont les pourcentages que je rencontre en route.

et parfois des bons petits pavés style flandrien

qui me mènent vers des petits villages.

Tous les jours ce sont en moyenne 1800 mètres d’ascension verticale !!! Autant dire que l’organisme fatigue.

mais Ouro Preto se rapproche.

Malgré la difficulté, c’est un grand bonheur que de pédaler sur cette route historique.

Après une semaine dans les montagnes de Minas Gerais, j’atteins Ouro Preto (Or noir) la riche ville fondée par les portugais pour extraire les richesses minières.

Cette ville est classée au patrimoine mondiale.

Richesse dans le sous sol mais aussi richesse imposante en extérieur.

L’ancienne prison et palais justice.

La particularité de la ville c’est la dominance de la religion, il y a 13 églises et 6 chapelles !!!

Elles regorgent toutes de richesses dans l’art mais aussi à l’intérieur dont certaines possèdent plus de 400 kgs d’or en objets de culte !!!!

Je vais profiter d’Ouro Preto pour me reposer un peu et préparer ma dernière ligne droite de voyage qui me mènera dans un premier temps vers Diamantina et ensuite au Parc National de Chappada Diamantina. Il me reste encore un peu plus de 1200 kilomètres à parcourir et le sablier est en marche.
A suivre….



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Événement à venir
Pas d'événements à venir
PLAN International
Facebook Google+ Google+ Google+