Guyana 14 134 km
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Le Guyana !!! mais ce n’est pas un pays africain?? eh non, même si c’est un pays très méconnu je n’ai pas changé de continent et c’est bien un pays de l’Amérique du Sud, sa particularité étant d’être l’unique pays anglophone de cette partie du monde puisque jadis il fût une colonie de l’empire anglais et il a d’ailleurs gardé cet héritage. Alors allons découvrir ce pays inconnu.

Seul pays de l’Amérique du Sud a parlé l’anglais, où les douaniers ont gardé la froideur de leurs colons anglais!!! 

Conduisez prudement 30 kmh, bon c’est sûr je ne risque pas d’être en excés, par contre ici c’est conduite à gauche. Eh oui
MADE IN ENGLAND !!!
Il faut prendre l’habitude de prendre les rond-points à l’envers!!!
Ma première nuit guyanaise je la passe dans le jardin de Cecil
avec qui je vais découvrir quelques facettes de ce pays méconnu.
Le lendemain, je quitte Lethem pour rejoindre la capitale à quelques 575 kilomètres là.

C’est en grande partie de la piste au milieu de la savane dans un premier temps puis dans la jungle par la suite.

Encore une oeuvre des termites!!!!

Le ravitaillement des villages reculés s’effectue par les vieux camions de l’armée anglaise, le kéroséne cotoîe les fruits et les légumes!!!!

Un long ruban rouge serpente 
à travers la savane qui ne peut retenir le fort vent latéral d’Est.

Une piste de tôle ondulée, un vent de face terrible et de fortes températures

 m’usent tout doucement.

J’arrive à Ranch Point,un ranch tenu par des amérindiens 
où je passerai la nuit avec eux.

De temps à autre un panneau vous rappelle où vous devez conduire.
A gauche évidemment.

Sur la piste l’unique fruit que je trouve le djamoun un fruit amer mais plein de vitamines, j’en ai besoin.

Après les deux premières journées passées dans la savane la piste s’enfonce dans la jungle.

et c’est parti  pour une belle aventure!!!

A la différence de son voisin brésilien, la végétation et les géants amazoniens sont très proches de la route.
ce qui rend la forêt encore plus impressionnante et plus belle.
Un tel environnement, chaleur et fort taux d’humidité m’amène à boire beaucoup d’eau, 8 à 10 litres par jour!!! mais le problème avec la contamination des rivières voila ce que je dois transporter en eau pour traverser la jungle, j’ai juste oublié une bouteille de 2 litres!!! en tout il y a 15 litres !!

Les fourmis, elles aussi tracent leur route au sein de la forêt.
La traversée de la rivière Essequibo se fait uniquement
via ce petit bac.

Regardez bien la branche au centre. La nature trouve toujours son chemin!!!
La piste est très changeante parfois de la boue…

parfois du sable qu’est ce que je préfère???? ni l’une ni l’autre.
La saison des pluies n’a pas encore commencé mais il faut slalomer entre les flaques qui ressemblent parfois à des petits lacs!!!
Volia ce que cela donne après une longue journée sur les pistes du Guyana, un peu de poussière,un peu de boue et beaucoup de sueur….

enfin lorsque je dis “un peu” et que j’enfile mes “chaussettes blanches” il y a un petit constraste!!!!!

Un voyage à vélo ce n’est pas que pédaler, il y a l’après vélo qui parfois n’est pas de tout repos surtout lorsque l’on campe dans la jungle. Il faut jouer de la machette pour se dégager un espace pour la tente et tracer un chemin d’accès à la rivière.

Une fois la tente montée on peut commencer à se cuisiner un petit plat et se reposer. Je suis en route depuis plus de 12H!!! 
Prenons un peu de hauteur.

Mais qu’est ce donc ??? une plaie purulente au milieu de la jungle, malheureusement ce n’est pas la seule!!!! Ce sont des mines d’or à ciel ouvert. Ici l’homme détourne des cours d’eau puis les nettoie pour trouver l’or!!!! le pire c’est l’emploi du mercure qui empoissonne la nature et les hommes, contamine les puits etc
un désastre écologique !!!

Quelques villages sont parsemés sur la piste, c’est une différence par rapport à ma longue traversée brésilienne car il y a des petits magasins pour acheter des provisions sauf que c’est impossible pour moi?? pourquoi?? suite à un problème bancaire je n’ai que 20 dollar en poche pour traverser le Guyana!!!
Il y a plusieurs types de piste mais je crois que le pire c’est le sable, ce sable fin qui se dérobe sous les pneus et qui rend parfois le vélo incontrôlable!!

Ce soir j’ai un toit et j’emploie ma tente comme moustiquaire contre tous les “charmants insectes de la jungle qui ne pensent qu’à une chose: vous piquer!!!

Santa Elena/ Linden quasiment 700 kilomètres de piste entre la savane et la jungle; fatigué, je suis content de retrouver l’asphalte qui rend ma progression plus facile.
Parfois on demande simplement son chemin, finalement on se retrouve à discuter durant une après midi avec cette belle famille guyanaise Adrian et Avonhelle.
Une piste sablonneuse, au bout de cette piste
Je rencontre Joe qui m’hébergera pour la nuit et organisera tout mon séjour sur Georgetown. Une belle rencontre que j’emporte dans mes sacoches.

Je logerai dans cette petite maison où
je me cuisinerai une succulente soupe de potiron!!!
Jamais sans ma Robens, je l’utilise comme moustiquaire contre ceux qui veulent me faire la peau.
Couverte de boue un petit nettoyage s’impose, la Petite Rose des Vents en avait besoin.

En route vers Georgetown, le ciel se noircit, une pluie tropicale s’abat sur la route, je ne vois plus mes pneus, je trouve refuge à la station service.

Je longe la Demarara River jusqu’à Georgetown,

une rivière autoroute qu’empruntent les bateaux chargés de bauxite, un gisement qu’exploitent les chinois, les nouveaux colons!!!!

Enfin chez moi!!!!

J’arrive à Georgetown la capitale du Guyana, jadis la ville était baptisée : le jardin des caraibes; aujourd’hui la ville a perdu de sa splendeur mais il reste tout de même de jolis bâtiments de bois.

La caserne des pompiers.!!! au moins si cela devait brûler il n’y aurait pas beaucoup de tuyau à dérouler!!!

L’hôtel de ville.

La cathédrale George V.
Voila la définition de terrasser au deux sens du terme!!!
Le marché principal de la ville.

Enfin des fruits et légumes, cela me manquait….

sur l’immense marché je vais trouver mon bonheur.
A chaque entrée d’école: le réglement interne est inscrit, un héritage du colonialisme anglais.

Soirée de départ dans un resto avec Joe, Christine, Jessica et son copain, ma famille d’accueil à Georgetown.
De belles maisons cotoient 

des maisons dignes d’un décor de cinéma d’épouvante.

Quelques jours de repos et il faut reprendre la route en direction du Suriname
Une longue route que balaie un fort vent d’Est de ce fait vent de face jusqu’au bout.
La route est bordée d’une succession de petits villages dont les origines diffèrent : des indiens, indonésiens, créoles etc …c’est le patchwork de la sociète guyanaise.

 

Mis à part d’immenses rizières ou champs de cannes à sucre, je ne verrai jamais l’océan.
Comment expliquez-vous la présence cet l’arbre ici?
Option 1: il rentre de la pépinière avec l’arbre et se fait emboutir par une autre voiture !!
Option 2 : l’arbre a poussé très rapidement après l’accident!!!
Option 3 : le tronc est ultra résitant à l’impact et la voiture se plie sur lui!!!
L’Océan Atlantique, enfin!!! la transocéanica s’achève ici après plus de 5500 kilomètres à travers la jungle et la savane. Je n’avais pas trouvé de plage plus proche pour aller me baigner!!!
Coverriton, j’arrive à l’embarcadère du ferry .

de l’autre côté de la rivière Corentyne le Suriname m’attend.
Ici aussi ébola fait peur, mais moi je crains plus la dengue et le chikungunya!!!
J’aurais souhaité consacrer un peu plus de temps à ce magnifique pays, malheureusement le compte à rebours du retour a commencé et la saison des pluies, en avance, m’obligent à avancer rapidement. J’espère que ces quelques photos vous auront permis d’en savoir un peu plus sur Guyana. A présent, de l’autre côté du fleuve, une autre guyane m’attend le Suriname.


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