Espagne: le début d’une nouvelle aventure
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      Après une escale de huit mois en France les pédales commençaient à me démanger!!!! il était temps pour moi de repartir bourlinguer sur les chemins du monde en repartant de l’Amérique du Sud,  pas de la Guyane, là où j’avais terminé ma dernière aventure, mais de Lima au Pérou pour deux raisons qui me paraissaient évidentes; découvrir encore un peu plus ce formidable pays et soutenir davantage PLAN INTERNATIONAL pour le travail effectué en faveur des enfants.
     Un voyage qui durera plus ou moins huit mois à travers le continent. Après la traversée du Pérou je prolongerai vers la Bolivie et au lieu de poursuivre plein Sud, la Petite Rose des Vents s’orientera vers l’Est, le Paraguay et l’Uruguay avant de remonter vers le Brésil qui sera normalement le point d’arrivée de ce voyage. Allez hop en selle !!!

 Après plus de 50 000 kilomètres ma première” Petite Rose des Vents” vient de tirer sa révérence, une autre Petite Rose des Vents vient d’éclore, là voila prête pour parcourir les routes du monde avec son drapeau PLAN embléme du pays des enfants.

Je tiens à remercier tout spécialement mon ami Bertrand de PROBIKETOURING (www.probiketouring.com) et du Braquet de la Liberté pour son aide précieuse et sa collaboration à mon Tour du Monde. Je remercie David des cycles Gauquier (www.cyclesgauquier.be) pour l’assemblage de ma monture.

Arette, petit village au pied des Pyrénées (drôle de nom pour le point de départ de mon Tour du Monde!!). Une simple parenthèse pour rallier Madrid d’où je décollerai.

Mais ça tombe bien, ici on aime le vélo surtout les enfants apparemment.

et là où je vais c’est pour eux que je vais pédaler pour défendre leurs droits et soutenir les actions de PLAN INTERNATIONAL.
Le parcours est plus au moins bouclé pour la traversée de l’Espagne.

Après avoir bouclé les bagages,
c’est sous un ciel bas que je m’élance vers le Col de la Pierre Saint Martin, 23km depuis le village à 7,5%. Comme mise en jambe il y a mieux!!!!

Euh!!!! surtout lorsque l’on inverse les panneaux, là je n’ai pas l’impression que çà descende….

Heureusement pour le moment je n’ai que 65 Kgs à monter là-haut.

Un compagnon de route: mon père qui m’accompagnera jusqu’à la frontière espagnole….

où de l’autre côté c’est la chaleur qui m’attend

Heureusement sur le bord de la route je trouve facilement des fontaines pour remplir mes bouteilles.

Un plaisir de traverser ces petits villages de pierres
aux ruelles étroites.

Une fois la barrière pyrénéenne franchie, je descends dans la vallée de l’Eska.

Sur la route du Sud, je rencontrerai beaucoup de forteresses dont certaines avec une influence musulmane.

L’asphalte s’efface et je retrouve la piste avec plaisir.

et un tronçon du chemin de Saint Jacques de Compostelle qui me mène

au village de Sos Dei Rey Catolico

Un petit village fortifié

où je déambulerai dans ses ruelles.

En fin de journée je quitte la route pour me trouver un petit endroit,
pour bivouaquer.

Des signes qui ne trompent pas, les éoliennes tournent, le vent vient de se lever et bien sûr il est de face.
il se calmera à l’approche d’un petit massif montagneux qui ressemble à la Provence.
Un avant goût des cols péruviens qui culmineront à plus de 4000 m mais pour moi c’est parfait pour commencer l’entraînement.

Changement brutal de climat, ici tout est grillé et brûlé par le soleil.

Llueca et le magnifique château palais du Papa Luna qui fut la demeure du pape  Benedicto XIII ….

personnellement je préfère mon palace Robens.

Sur le bord de la route les fruits poussent à profusion

mais avec une préférence pour les arbres “sauvages” où il n’y a pas de traitements chimiques.

Les voyages sont toujours imprévisibles. Je ne connais uniquement que l’heure du départ mais je ne sais jamais où je vais dormir le soir ni les rencontres que je ferai sur la route. En route vers el Monasterio de Piedra sous une chaleur écrasante et un fort vent défavorable. Une voiture me double en me klaxonnant et en me faisant signe, un peu plus loin elle s’arrête et deux personnes descendent… Je fais la connaissance de Carlos et Tristan qui m’invitent chez eux car ils vivent à côté du monastère…. mais je n’imagine pas ce qui m’attend derrière le porche de la Tour d’accès.
Je vais y rencontrer la famille Muntadas qui sont en fait les héritiers du fondateur du parc en 1840, un visionnaire pour l’époque. Quel plus bel héritage que peut transmettre une personne à sa descendance…. ce parc unique en son genre qui forme le lien magnifique d’une famille depuis plusieurs générations.  Petite dédicace spéciale pour Blanca, Sofia, Maria, Lucia, Carlos, Candela, Sonia Tristan et Dourga pour leur accueil chaleureux.

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Bien entendu le monastère est ouvert au public mais j’ai le privilège de pouvoir le visiter en dehors des heures d’affluences grâce à un accès dérobé

Le silence, quel bonheur!!!!

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Le Monasterio de Piedra c’est aussi un parc naturel incroyable au milieu d’une zone quasi désertique.
Ce sont des dizaines de cascades de toutes hauteurs et de tous genres qui coulent dans le lieu magique

El Pelo de Cavallo

vue de derrière la chute

Je quitte ce lieu chargé d’histoire après avoir salué Tristan, Sofia, Blanca, les sacoches remplies de souvenirs mémoriaux. J’espère qu’un jour ma route y fera halte de nouveau.

Ici,les plantations d’amandiers s’alternent avec les plantations d’oliviers.
au milieu de ces étendues désertiques quelques petits villages très concentriques sont bâtis autour d’une église fortifiée

Qui n’a jamais rêvé d’un château en Espagne???

Surtout durant la sieste espagnole !!!! pourquoi pédaler sous le soleil brûlant alors qu’il y a un banc sous un arbre!!!

Mais les gorges du parc du Alto Tajo me permettront de pédaler enfin à la fraicheur.

durant plusieurs kilomètres je vais suivre cette petite rivière

à l’eau si cristalline et je ne peux résister à y piquer une tête.
Petite pause au bar!!!!

Quel bonheur de se retrouver au milieu des pistes forestières

Je descends toujours un peu plus au Sud et j’approche de Madrid

tout doucement, je passe les derniers petits village,

les derniers champs de tournesols

avant de m’attaquer avec un peu d’appréhension au réseau autoroutier qui entoure Madrid.
Après avoir sillonner les grandes artères de la ville je finis par atteindre son centre et les rues plus à taille cycliste car,comme partout, le cycliste est en survie dans un monde fait pour la voiture.

Cela faisait 12 ans que je devais venir ici à la Posada Huertas pour y retrouver mon frère; avec moi il faut de la patience. Il est vrai que je ne choisis jamais la facilité pour me déplacer.
Eh oui à chacun son sport. Le tout étant de s’y mettre.
Mais je me suis trouvé le meilleur porte parole pour m’aider à promouvoir la campagne POR SER NINA: mon neveu Christian.

Petite ballade dans le Parc du Retiro

véritable poumon au coeur de la ville

La Plaza Mayor point central de la ville.

La Puerta del Sol et sa borne 0, là où commence toutes les routes espagnoles, pour moi cela signifie autre chose: la fin de la première partie du voyage et le début de la vraie aventure : direction Lima.

A suivre…..



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