Brésil 2 éme partie : entre les plages et les îles (58 180 kms)
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Cela fait à présent plus deux semaines que je suis rentré au Brésil et que je n’ai pas encore vu la mer !!! Direction l’Est et…. Orléans !!! La route des plages et des vacances est devant moi.

La route est longue alors lorsque je vois un panneau “buffet libre” devant un restaurant, les freins grincent!!! je pense que les restaurateurs doivent avoir peur lorsqu’un cycliste rentre chez eux. C’est bien connu, un cyclo-voyageur a toujours faim!!!

En début d’après midi j’ai déjà couvert 70 kilomètres il m’en reste autant, heureusement la route est plate et une grande motivation m’anime.
Peu m’importe l’état de la route, j’avale tout ce qui se présente.
Euh!! là c’est le tunnel qui va m’avaler!!! je n’aime pas du tout prendre les grands axes autoroutiers mais parfois il n’y a pas d’autre moyen.!!!

Voilà ce qui m’aura motivé toute la journée, je pose le vélo et je me débarrasse de …… TOUT !!!!!
Avec une plage comme celle-là il est impossible d’y résister.

La petite ville du Farol de Santa Marta.
encerclée par d’immenses plages de sable blanc.

Le phare domine cette petite ville très colorée.

Spectacle de fin journée !!!!

Cela faisait longtemps que je n’avais pas croisé d’autres cyclos, ce petit train brésilien part pour Ushuaia.
Je vais tout de même poser la question: ” vous avez de l’eau????”

En route vers Laguna.

Le brésilien le roi du barbelé !!!! . Ici on clôture tout. Que cela lui appartienne ou non. Comme ici l’abri de bus où les enfants doivent attendre sous le soleil brûlant !!! Hallucinant !! Pour moi parfois, trouver un endroit pour camper, c’est super compliqué !!!

Je préfère quitter la côte pour la tranquillité de l’intérieur.

Récolte de Goiaiba.

Je n’ai parcouru qu’une trentaine de kilomètres mais les paysages changent très vite.

Les changements les plus marquants sont la culture et les coutumes puisque toute cette région est le berceau de grandes communautés allemandes. On y parle allemand et le mode de vie est allemand.

Dépaysement assuré.
Double langue sur les façades.
Sincèrement je ne me sens pas au Brésil !!!

Tout au long de la route des cascades propices à une bonne douche rafraîchissante.

Ah je l’ai maudit l’alcoolo qui a jeté sa bouteille sur la piste cyclable!!!!

car c’est une demi-heure pour réparer la fuite.

En route vers Sao Francisco do Sul, une sale journée sous la pluie dont la majeure partie sur l’autoroute et son flux incessant de camions.
A Sao Francisco do Sul je serai accueilli par Fabio et sa petite famille. L’Accueil brésilien avec un grand “A”. Tout le monde adhère à mon tour du monde et soutient le programme de PLAN INTERNATIONAL pour améliorer le futur des enfants.

Le lendemain je me rendrai au collège de Fabio pour donner une conférence sur mon voyage à une centaine d’élèves en portugnol. Je me débrouille un peu en portugais mais de là à donner une conférence dans cette langue il y a des limites alors de temps à autre je glisse de l’espagnol. Le mélange des deux langues donne donc le “portugnol”. Mais tous auront compris mes paroles et le message de LA PETITE ROSE DES VENTS sera bien passé.

Je quitte Ubatuba en passant par un pont qui ne va nulle part!!!  je pense qu’ils ont du se rendre compte de l’erreur du sens de pose à la fin et ils auront construit finalement une route qui contourne le pont!!!

Sao Francisco marque le début d’une petite aventure dans le voyage. Un nouveau sport BOAT AND BIKE !!!!

En quelques jours je vais être amené à prendre 9 bateaux!!!

Le premier me conduit à Matinhos.

Entre les ports, je pédale et ce n’est pas sur les meilleures routes asphaltées qu’il y a le moins de risques de crevaison.

La preuve celle-là je l’évite de justesse!!!

J’arrive à Paranagua …

où je me rends directement à l’embarcadère.

Petite tempête tropicale avant de prendre la mer.

Le calme revenu il est temps de prendre la mer. 2h30 de traversée pour me rendre à l’île de Superagui.
mais il manque le principal…. le capitaine !!!
Ah le voilà!!!!

Le bateau slalome entre les îlots…
puis rentre en mer ouverte et là cela commence à secouer. Des creux de plus de 2 mètres, le bateau parfois à 45°, la côte disparaît, il faut couper le moteur pour éviter de se retourner!!!
Finalement nous atteignons le petit village de pêcheurs….

et tout le monde débarque. Ce bateau est le seul moyen pour rallier le continent et alimenter le village.
Je passerai la nuit au village et au petit matin il est temps de pédaler.

Au début 4 kilomètres dans la jungle.


pour atteindre la côte.
Je vais longer l’océan durant 18 kms.

Je ne verrai personne de la matinée mise à part un pêcheur qui se rend à son village.
Quel bonheur que de pédaler sur du sable bien dur !!!

Seul au monde!!!!

Bon, mon histoire va se compliquer un peu lorsque la marée montera.

Le vélo bloqué dans la mangrove….

et moi les pieds dans l’eau.

Finalement au bout de 2 H j’atteindrai la Ilha do Cardosa

De nouveau 18 kilomètres de plages abandonnées.
La  mer, la plus belle et grande poubelle du monde!!! il va falloir que l’homme sous civilisé prenne conscience que la mer est le second poumon terrestre!!!

J’arrive à Maruja une petite communauté de pêcheurs où il n’y a qu’une seule liaison avec par jour avec le continent alors j’embarque directement….

pour remonter le bras de mer sur une cinquantaine de kilomètres…
à travers les îles et la mangrove pour la ville de Cananéia.

pour embarquer sur un autre bateau. Là j’ai de l’espace !!!
Fin de journée après cette longue chevauchée côtière. Un super endroit pour planter mon hôtel ” Robens”.
Après tous ces efforts il est temps de reprendre des forces ….

et prendre un peu de repos.

Le lendemain, me voilà prêt pour une nouvelle journée le long de l’océan.

Paysage à l’horizon lointain. Bonheur total!!!

La remontée de la plage est entrecoupée de rivières parfois plus au moins grandes.

Ne pas se fier à sa taille, le serpent corail est l’un des serpents les plus dangereux.

Les plages, les vagues paradis pour les surfeurs.
Mais pour moi, lorsque la mer remonte et rend le sable mou, mes 140 kgs s’enfoncent, il faut pousser le vélo.!!!! c ‘est l’enfer!!!!

Je laisse les plages derrière moi pour rentrer de nouveau dans les terres.

Sur ma route je croise la belle petite ville coloniale d’Iguapé.

dont le centre historique est très coloré.


Iguapé marque la fin de mon voyage dans l’état de Santa Catarina. Moi qui voulait voir la mer et les plages, je fus comblé et privilégié par la beauté et la tranquillité de ces lieux. A présent, je poursuis toujours ma remontée vers le Nord du Brésil. Prochaine destination l’état de Sao Paulo dont l’île de la Ilhabela où j’ai un rendez vous à ne pas manquer
A suivre…..







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