Pérou 3éme partie : Cotahuasi / Cusco (48 475 KMS)
-

Le jour se lève et à l’horizon se profile Cusco et pour y arriver il me reste encore une très longue route à travers les Andes. Cette troisième partie de voyage s’annonce comme extrêmement difficile par l’altitude très élevée mais aussi par son isolement mais je suis sûr et certain que tous ces efforts seront récompensés par la découverte de paysages grandioses.

Je laisse Cotahuasi derrière moi pour m’élever tout doucement dans le canyon….

je suis parti pour 44 kms d’ascension dont 3/4 sont asphaltés.

Il me faudra plus de 4H30 d’efforts pour atteindre le haut canyon.

Cela me laisse le temps d’apprécier les paysages andins

en 2 000 mètres de dénivelé me voila de retour à 4 700 mètres
une zone où le manque d’oxygène se fait sentir mais ce sont les paysages qui me coupent le souffle.
surtout face au Nevado Coropuna à 6425m
Le plus dur là-haut est de pédaler sur une piste sablonneuse surtout sur une distance de 40 kms!!!
Cette région de la province d’Arequipa est très éloignée. Les villages sont isolés les uns des autres parfois de plus de 100 kms.

Sur la route vers Orcopampa, je dois traverser plusieurs rivières dont certaines à pied dans une eau glaciale.

Je franchis de nouveau le cap des 5000 m une barrière symbolique …

qui délimite la “frontière” entre la végétation et le minéral.

J’aime cet aspect de la nature où tout se résume à l’essentiel.

De nouveau je descends dans un canyon vers Andagua …
où une fois dans la vallée …
 il faut slalomer pour se trouver un passage pour franchir la rivière.!!!

Chaque fin de journée les alpacas retrouvent leur enclos pour passer la nuit….
et moi ma tente!!!

J’arrive au petit village d’Orcopampa où tous les lundis c’est la féria
ici, dans ce que l’on peut appeler “marché”, des petites cuisines s’improvisent….
je dois dire que le menu est copieux et délicieux.
Une ferme bien atypique de cette province.

Après la traversée de ces quelques zones de population je me retrouve de nouveau face à ces paysages sans horizon.

Sourire en coin ironique !!!” Respectez la faune et la flore du lieu” !!! mais je ris plutôt jaune devant une telle aberration…

puisque c’est l’industrie minière qui implante ces panneaux!!! elle qui contamine les rivières, les lacs et les sols.!!! je dois être sûr du lieu lorsque je remplis ma bouteille d’eau et ce n’est pas étonnant que des marques comme Co..la  se sont installées sur le marché de la vente des bouteilles d’eau, triste réalité!!!!!

Tout doucement, à raison d’une soixantaine de kilomètres par jour, je poursuis ma route

vers Cusco au milieu de paysages grandioses!!!

Pris par une pluie de grêles glaciale, je trouve refuge dans cette cabane de berger; après avoir franchi la porte de 1mètre de haut
me voilà à l’abri pour me restaurer et laisser passer la tempête.
Une fois terminée je reprends la piste

dont les prairies sont recouvertes d’une fine pellicule de neige.

Le temps s’apaise et me laisse le temps d’apprécier les différentes lagunes que je croise sur ma route.

Toujours plus haut, j’enchaine les cols à plus de 5000 mètres où je ne croise que 2 ou 3 voitures par jour!!!

5165 mètres l’Abra Azucar, lieu idéal pour un pique nique!!!!

Oh oh!!!! sans GPS bien sûr, sans carte, uniquement avec les infos recueillies, je m’oriente. Tout était simple jusqu’à présent mais cette intersection va compliquer les choses à gauche où à droite???? je me gratte la tête.
quelle est la bonne route à prendre !!!!!

je me rends compte que je me suis égaré et je mettrai quasiment 24 h à retrouver ma route vers Quinota.

Et c’est avec joie que je retrouve ces petits villages andins…

où la vie s’écoule paisiblement.

La vie y est rude mais simple ici on ne s’embarrasse pas du superflu de la vie “moderne”.

Ici c’est l’entraide qui règne au sein de la communauté.

Les journées sont longues quasiment 7h de vélo au quotidien mais tellement riches de rencontres, de lieux incroyables que je ne les vois pas passer!!!!

Ccapacmarca, j’ai déjà plus de 35 kilomètres dans les jambes lorsque j’atteins le village, il m’en reste une dizaine à effectuer soit environ 2 heures d’efforts!!! les villageois me disent que c’est beaucoup plus dur à grimper que ce que je viens d’effectuer et que le mieux est de mettre le vélo dans un camion. Pour moi, peu m’importe la difficulté de la pente et le temps que je vais devoir passer, dans ma tête je sais que c’est possible et que je vais le réaliser.                                                       C’est parce que les choses paraissent irréalisables que beaucoup ont peur d’essayer de les réaliser!!!!
Le coucher de soleil sur la Cordillère…
donne des couleurs magnifiques au glacier.

Les paysages changent, plus bas dans la vallée les paysages sont verts

je suis content de retrouver les arbres mais surtout quelques degrés.
Je suis les conseils d’une famille rencontrée en cours de route qui me propose une autre option pour rejoindre Yaurisque.
Une piste que personne n’emprunte à flanc de falaise où se déversent des cascades.

Un écolier sur le chemin de l’école deYaurisque…. et pour moi aussi c’est pareil je sens que je me rapproche petit à petit de Cusco et de PLAN qui m’y attend pour une semaine de visites de ces écoles.

Avant çà, un petit crochet par Yaurisque pour y retrouver Félipe qui aura alterné son voyage entre bus et vélo.

Quel plaisir que de retrouver mon fidèle compagnon de route

pour rentrer ensemble dans la célèbre cité mythique de l’empire Inca qu’est CUSCO.

Un chapitre se termine avec notre arrivée à Cusco après une longue chevauchée andine. Ce sont mes sacoches pleines de souvenirs incroyables que je vais poser dans la cité Cusquena durant une dizaine de jours. Une autre aventure se profile devant moi et une riche aventure humaine que je m’apprête à vivre avec PLAN.

A suivre



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Événement à venir
Pas d'événements à venir
PLAN International
Facebook Google+ Google+ Google+