Colombie 4029 km (4éme partie)
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Cela fait à présent plus de cinq semaines que je parcours les routes colombiennes, je descends toujours un peu plus au Sud en direction de l’Equateur. Mais avant de franchir la frontière il y a encore au moins un millier de kilomètres à parcourir. Un ultime volet colombien que je vous invite à découvrir.
Changement radical de paysage et de climat après le franchissement de l’Alto la Linéa.à plus de 3300 m, je descends vers la plaine de Neiva. 
La chaleur est de retour, à présent ce sont une centaine de kilomètres de plaine qui m’attendent. Je ne vous cache pas qu’après tout ce temps passé à escalader les cols je suis content de retrouver du plat surtout dans ces tunnels de verdures qui m’apportent de la fraîcheur.
D’immenses rizières bordent la route.
Je retrouve sur ma route, une nouvelle  fois le Rio Magdalena
que je traverse grâce à un petit bateau à moteur.
puis par ce petit pont plus au moins stable.

C’est l’une des portes d’entrées pour atteindre le désert de la Tatacoa.
Comme d’habitude j’ai le choix entre l’asphalte et la piste, mais sur la piste les paysages me paraissent toujours plus authentiques.

Des paysages où règnent le silence.
Sur le bord de la piste des agriculteurs récoltent des melons, ils m’en  offrent deux que je vais prendre le temps de savourer assis sous un arbre.

La Tatacoa est bien un désert, mais un désert tropical ce qu’il fait qu’à la saison des pluies il verdit.
Bloqué par le Rio Magdalena et la cordillère orientale ici les températures parfois atteignent 50°!!!!!

Une palette d’ocre rouge sur des formes assez étonnantes d’érosions.

C’est l’oeuvre du ruissellement de la pluie combinée à la chaleur du soleil qui craquelle cette terre.

Cela donne ces effets de cordillères aux crêtes abruptes.

Il y en a un des deux qui ne se relèvera pas!!!!!

Après un bref passage à Neiva, je quitte la route principale pour prendre la direction de Popayan. Une nouvelle traversée de la cordillère Centrale m’attend.

D’autres formes d’érosions

La route s’élève tout doucement et doucement la température baisse. 

pour dormir c’est beaucoup mieux sinon parfois avec le sol qui a chauffé toute la journée la température dans la tente atteint 30°.

A chacun sa monture, certain se fatigue plus que d’autre!!!!
Un col long d’une soixantaine de kilomètres, lorsque c’est de la piste,demande beaucoup d’efforts et une grande consommation de calories….. 
alors je suis content de trouver ce petit resto à Belen.
Grimper à 7 ou 8 kmh lors des ascensions cela me laisse le temps d’apprécier les paysages.

Une douche grandeur nature!!!

Après avoir passé la nuit dans une petite communauté à 2200 mètres, il me reste environ 1200 mètres à escalader pour atteindre le col du Puracé. Je pense avoir fait le plus dur et gagner assez vite Popayan mais …..

je vais être pris de très vives douleurs dans le ventre à ne plus savoir appuyer sur les pédales. Je suis obligé de m’arrêter. Pour me protéger de la pluie, sur le bord de la piste je trouve une vieille maison délabrée dont j’escalade la clôture de barbelés; je vais y passer plus d’ 1H30 allongé sur le sol glacé tordu  par  la douleur. J’apprendrai plus tard que c’est une colite qui m’aura jeté au tapis.
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La douleur se passe mais c’est dans un état très faible que j’atteins le sommet où pousse une végétation particulière.
C’est à la nuit tombante que j’atteins la ville de Popayan où je me trouve une petite auberge pour passer la nuit. 

Je n’ai pas le temps de visiter la ville car l’équipe de PLAN de Cali m’attend..Pour être sûr d’être au rendez vous par sécurité je prendrais le bus pour couvrir les 120 kilomètres pour rejoindre Cali. 
Le Rio Cauca

Après mon séjour à Cali où j’aurai essentiellement effectué des actions pour PLAN, je reprends de la hauteur en direction de Popayan le tronçon que je n’avais pu effectuer en vélo à l’aller.

Un bel emploi du temps en perspective vu les distances et  mon état de santé qui n’est guère brillant.
Je suis de retour à Popayan la Blanche, ainsi la nomme t’on pour la couleur de ses façades.
Pourtant en la visitant je m’attendais à trouver une ville avec plus de cachet.

La Grande Place Centrale.

Je quitte Popayan, dernière ligne droite vers la frontière équatorienne. 
De multiples ascensions parsèment le parcours. Au cours de l’une d’entr’elles je rencontre un couple de suisse.Cela faisait plus de six mois que je n’avais pas voyagé avec d’autres cyclo-voyageurs.
Croyez-vous au hasard ?? moi,  non. Il  y a trois semaines de cela, je passe dans une petite ville dans le centre de la Colombie Chiquinquira. J’effectue quelques achats dans une épicerie et je discute avec le père et ses deux fils qui travaillent avec lui. L’un part pour le mondial brésilien, forcément la route passe par l’Equateur; alors en quittant l’épicerie je lui dis “peut être que l’on se reverra sur la route”. Et quelques temps plus tard, une voiture klaxonne, s’arrête et l’on m’appelle il m’a reconnu avec mon drapeau PLAN!!!!!! le monde est petit!!!

Voila un nouveau passager clandestin qui voyage sur ma sacoche.

Partout sur le bord de la route on fait sécher l’or noir colombien : le café.

La plaine de El Bolso 
Je ne peux pas écrire un blog sur la Colombie en ne parlant que de ses bons côtés. Le problème numéro un de la Colombie c’est l’insécurité. Durant des semaines j’aurais slalomé entre les zones de guérillas toujours en prenant le maximum de précautions pour éviter tout problème. Mais pour me rendre en Equateur, je dois traverser les provinces du Cauca et de Narino, des zones de fortes activités de la guérilla. Ici le moindre pont est gardé jour et nuit par l’armée pour éviter tout attentat. Chaque camion est fouillé. Je redouble de prudence et je ne vous cache pas que j’ai hâte d’être à Pasto.
Il faut aussi savoir que la guérilla embrigade des enfants pour leurs actions armées Ils seraient au nombre de 15 000!!!!! une bien triste réalité pour un si beau pays.

Mais la province du Cauca ce n’est pas que cela. Les paysages de montagnes y sont franchement magnifiques et très sauvages. 
De nombreuses rivières y prennent leurs sources.

5 000 kilomètres un premier cap de passer.

Encore une belle rencontre colombienne avec Victor et Diego à Remolino.

En route vers Pasto. La route s’élève de nouveau. Une succession d’ascensions à plus de 3000 mètres.Les montagnes sont plus dénudées.

Ici chaque M² comptent pour cultiver des légumes.
Superbe paysage sur la route d’Ipiales.

où je plante mon nouvel hôtel ROBENS (http://www.robens.de )
face à mon dernier coucher de soleil colombien.

Voila ce qu’il reste de mes jambes qui auront été mises à rudes épreuves en Colombie surtout avec des cols XXL.

Dimanche, c’est la journée du vélo. Durant la longue ascension du col qui mène à Ipiales, ce sont des dizaines de cyclotouristes qui me doublent. Parfois je peux discuter avec eux mais que brièvement car chargé comme je le suis (70 kgs), 2 kmh de plus pour moi c’est beaucoup trop rapide.

Ipiales, ville frontière, il ne me reste qu’une poignée de pesos en poche.

7H00 du matin je suis à la douane colombienne, les formalités d’immigration sont très rapides.
Je quitte la Colombie après avoir passé plus de 55 jours et parcouru plus de 4000 kilomètres.Autant de souvenirs mémorables de ce pays à la grande diversité de paysages, de cultures, de coutumes, etc.Ce qui m’aura le plus marqué c’est l’accueil chaleureux des colombiens toujours prêts à m’aider pour un logement, un renseignement ou me payer mon repas au restaurant etc
A présent je me lance vers un autre pays: l’Equateur.



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