Colombie 2107 km (2 ème partie)
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Changement de braquet après avoir pédalé une bonne quinzaine de jours sur des routes plates de la côte, mon terrain de jeu change. Enfin je me retrouve dans la montagne; le menu sera plus que copieux. J’aurai pu choisir l’une des trois cordillères pour descendre vers le Sud mais je préfère slalomer à travers ces montagnes.

Les aventures de Robinson en Colombie se poursuivent.

Mais qu’est ce donc??? Tout le long de la route, proche de la frontière avec le Vénézuela, je rencontre ces stations d’essence improvisées. Avec le litre d’essence coûtant moins cher que le litre d’eau, la contrebande est très tentante. C’est une véritable organisation illicite de transport et de revente d’essence sur le bord de la route sous le regard passif des autorités colombiennes. Les voitures voyagent en convoi à très vive allure, chargées de 500 L d’essence; ce sont des véritables bombes, parfois une voiture explose!!!!! c’est ce que l’on appelle la caravane de la mort.
Des mangues que je cueille en cours de route, une source de vitamines pour les difficultés à venir.

Premier col au programme l’Alto Vila de Sanin 1700 mètres, une bonne mise en jambe d’une vingtaine de bornes.
Maintenant il s’agit de trouver le rythme. Les premières gouttes de sueurs coulent, j’en mouille le macadam .

Boucherie en pleine air.

Sur le bord de la route, il y a toujours des rencontres, mon histoire à raconter et pour moi souvent leur vie à écouter.
Ocana une ville blottie en plein milieu de la cordillère.

Impressionnant!!!Vous ne rêvez pas nous ne sommes pas dans la Momunent Valley mais bien en Colombie.

A présent les cols s’enchainent les uns derrière les autres parfois l’asphalte …..

parfois la piste et les éboulements dûs aux fortes pluies.

Une grosse journée en perspective!!!
Après être descendu sur Cucuta, ville proche de la frontière vénézuelienne à 200 m d’altitude.L’Alto Berline se présente face à moi. Une ascension XXL puisqu’il y a plus de 70 kilomètres d’ascension avec deux sommets à plus de 3200 m. Il me faudra une journée et demie pour l’escalader. La province du Santander est réputée pour la production fruitière. Au fur et à mesure de l’ascension je trouve oranges, clémentines, abricots, guayabas, fraises etc…

Pamplona: la ville se trouve à 2200 mètres il m’en reste 1000 pour atteindre le premier col 
L’une des rues de Pamplona.

L’Altiplano Colombien. Je suis à plus de 3000 mètres.

A une vitesse moyenne de 9 à 10 kmh, j’ai le temps d’apprécier les paysages.
Traversée du village de Berline entre Pamplona et Burcaramanga.

des paysages sans horizon.

Petite pause avant une longue descente de plus d’une heure vers Bucaramanga.

Il y a toujours une Petite Rose des Vents pour m’indiquer le chemin .

Menu typique, menu économique mais les calories sont là. Dans les grandes étapes de montagnes  je consomme environ 6000 calories!!! 

Descente dans le canyon.

à la rencontre du Rio Chicamocha

Le canyon de Chicamocha.

Sans commentaire!!!!!
En route vers Barichara.

Barichara ville coloniale très typique de Colombie avec ses ruelles pavées.

Comme toutes les villes colombiennes Barichara est découpée en carré. Tout d’abord on indique l’avenue  puis le numéro de rue et le numéro de la maison: Carrera 2 calle 2-43.
avec ces façades blanche et marron ou blanche et verte. Les couleurs de la ville sont imposées pour préserver l’authenticité.

mais parfois le peintre est daltonien !!!!

Tommy, c’est le premier cyclo voyageur que je rencontre depuis plus de 6 mois. Nous avons passé la nuit à LA PACHA accueilli par Bastien un français

Un passager clandestin un phasme!!!!

San Gil à Duitama. Deux possibilités la route fréquentée par les camions où la piste fréquentée par euh…… personne!!!!
Certain caillou sur la route se voit bien,!!!!! une crevaison d’évitée!!!!.
Une zone où de multiples cascades coulent.

Je traverse le village de Charala.

où je rencontre Astrida et son mari qui m’invitent pour déjeuner. L’accueil des colombiens est toujours aussi très chaleureux . Toujours prêt à m’aider tout au long de mon voyage.

Récolte des guayabas sur le bord de route .

Eh oui!!!! je n’ai pas choisi le chemin le plus facile pour me rendre à Duitama.  67 kilomètres en 12 heures.
Avec la saison des pluies la piste devient boueuse.

Parfois la roue s’échappe, il faut être rapide à poser le pied  à terre pour éviter la chute.
Le souci de la boue c’est çà!!! elle s’accumule et la roue se bloque.

Une piste loin de tout dépaysement assuré, seuls quelques habitants s’accrochent encore à ce morceau de terre.

Ici l’eau des rivières est rouge, car elle est teintée par les racines des arbres. C’est une des régions les plus pluvieuses de Colombie, tous les jours il pleut!!!! 

Ce n’est pas le lit d’une rivière mais la piste qui me mène à Duitama.

Vitesse de route 6 kmh, 6 heures d’ascension pour atteindre le sommet  à quelques 3000 mètres.
Mais le pire  c’est un tronçon de route qui a été totalement emporté sur toute la largeur. Je dois retirer les sacoches pour franchir le gouffre. 4 allers et retours seront nécessaire pour poursuivre la route.

Moment incroyable en fin de journée. Je me mets en quête d’un endroit pour la nuit. Un fermier sort de sa ferme, je discute avec lui et il me propose de passer la nuit chez lui. Au cours du repas nous discutons un peu de tout et de mon futur logement à Duitama. Le comble, au milieu de nulle part, à mi chemin entre ici et ailleurs, je rencontre Rinaldo qui est le papa de Miguel et Rinaldo chez qui je vais à Duitama!!!!!
Rinaldo chez qui je logerai deux jours.

Je quitte Duitama cap à l’Ouest vers la Cordillère centrale, l’aventure colombienne se poursuit.



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