Brésil 13829 km (3éme partie)
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Mon escapade vénézuèlienne s’achève. Je sors de ce pays avec d’incroyables souvenirs que j’emporte de l’autre côté de la frontière, une frontière que je connais puisque je rentre de nouveau au Brésil pour quelques jours, juste le temps de le traverser.
Mon appréhension en repassant la frontière brésilienne est de perdre beaucoup de temps comme à l’aller mais cette fois ce sera différent car je serais le premier à la franchir et….

 me voilà de nouveau au Brésil pour une courte traversée de 320 km pour me rendre au Guyana.

Je recharge mes batteries car la journée sera longue; quelques risoles de poulet avec un jus de maracuja.
Sur le bord de la route, les amérindiens ont des petits étales pour vendre quelques produits dont la fameuse farine de manioc qui accompagne les repas.

Je retrouve durant quelques dizaines de kilomètres la jungle

avant de tourner à gauche et prendre la piste du Guyana; cette piste traverse deux tribus indiennes Les Sao Marcos et les Raposa Serra do Sol
où mes jambes vont prendre la couleur de la terre rouge.

Une piste rouge plutôt bonne avec quelques ponts qui enjambent les rivières.

Termitière géante!!!! la savane en est criblée.

La savane s’éveille tout doucement et sort de la brume, 

j’en fais de même et reprends la piste vers l’Est.

De temps en temps je traverse quelques petites communautés indiennes qui

vivent disséminées ici ou là.

36° le ciel est dégagé. Ce soir je dormirai la tête dans les étoiles mais en attendant
mes yeux sont rivés sur ce magnifique coucher de soleil.

Je m’arrête dans un petit village pour boire un soda dans une petite épicerie. J’y serai accueilli à bras ouverts par cette famille indienne où l’homme avant que je reparte m’offre ce sac rempli de pains à peine sortis du four!!

Vue intérieure de mon hôtel de campagne Robens.

La Petite Rose des Vents est prête pour une nouvelle journée chaude et poussièreuse au coeur de la savane.

Il est 6h30 je n’ai fait qu’une dizaine de kilomètres et ma chemise est dejà trempée. Comme d’habitude je bois environ 8 litres d’eau par jour!!!!

La rivière Urubu marque la limite du territoire indien.

Au bout de la ligne droite qui ne fait que 15 bornes c’est Bonfim et la frontière guyanaise.

Les brésiliens sont toujours aussi très généreux. Une voiture me double, s’arrête, le chauffeur me tend cette poignée de billets guyanais et me dit “tiens tu te paieras un soda”!!!! Obrigado.

De drôles d’oiseaux foulent la savane!!!

A l’approche de la barrière de la frontière je me retourne une dernière fois sur ce magnifique pays qu’est le Brésil; où j’aurai passé des moments merveilleux au coeur de la savane mais surtout dans la jungle. Ce qui m’aura marqué ici c’est l’accueil incroyable que j’ai reçu des populations. Combien de personnes m’auront offert un repas?? combien de personnes auront fait demi-tour pour me payer un soda?? combien de personnes m’auront offert un toit pour y passer la nuit au sec??? il est dur pour moi de donner un nombre mais ce qui est sûr c’est que je n’oublierai jamais ces belles rencontres.
A présent mes yeux se tournent de l’autre côté de la barrière où le Guyana m’attend…..

A suivre……



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