Brésil (2ème partie)
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Puerto Careiro, ici prend fin cette première partie de la Transamazonia BR 319,qui ne se termine pas n’importe où puisque je suis sur la rive du fleuve mythique Amazone. L’aventure se poursuit de l’autre coté du fleuve.
Au port, je rencontre Junio, le responsable de la salle d’embarquement, il me  propose de passer la nuit là pour plus de sécurité; c’est sûr, puisqu’il n’y a pas moins de cinq vigiles gardent les lieux!!!!

Le lendemain à 5 h je suis sur le bac qui traverse l’Amazone, il faudra 1h pour arriver de l’autre coté.
Pendant ce temps là, la Petite Rose des Vents se repose. Le drapeau PLAN flotte toujours sous le vent pour défendre les droits des enfants.
Le fleuve est tellement large qu’il ressemble à une mer….

où naviguent d’immenses bateaux de commerces, une véritable autoroute fluviale. Ce n’est pas pour rien que Manaus est le plus grand port fluvial au monde qui se situe à 1500 km de la mer!!!!!

Et 1000 de plus!!!! le compteur gonfle comme les souvenirs que j’accumule.

Me voilà à Manaus, cette ville mythique au milieu de l’Amazonie, une ville qui connue son plein essor économique au début du        XX éme avec le caoutchouc.

Ici au Brésil le logement bon marché n’existe pas alors je me replie sur le centre où cela est accessible.

de l’autre côté de la rivière une triste réalité au Brésil : les favellas.. 
Pour ma part voici mon logement un peu plus grand que la tente !!!!
20 dollar, le prix de ma cellule!!! mais c’est l’occasion de se poser et de profiter d’internet toute la journée.

Passage obligatoire par l’épicerie pour faire le plein de provisions pour une semaine car après sur la route ce sera compliqué.

C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je regarde tous ces mélanges de couleurs.

Après une journée de repos, je me remets en selle en direction de Boa Vista, il me faudra 1H20  pour sortir de la ville!….

mais une semaine pour arriver à Boa Vista !!!

Une ligne droite à travers la jungle de plus de 750 kilomètres!!!.

Avant de monter ma tente, je regarde avec beaucoup d’attention le sol pour éviter fourmis et termites qui sont légions dans la jungle.
Trouver de l’eau en Amazonie n’est pas un problème que se soit dans les lagunes ou dans les rivères..

Une piste qui s’enfonce dans la jungle où mène t’elle ?? 
Ici!!!!
La région de Presidente Figueiredos est reputée pour ses cascades,
il m’est impossible de tout voir alors je choisis le site de Cachoiera Do Santuario.
Un régal pour les yeux, surtout en étant seul pour l’apprécier.

Que se soit les ponts routiers ou ponts piétionniers ce que je peux dire c’est qu’au Brésil ils ne sont pas très fiables!!!!
La légendaire piste rouge brésilienne.

55 ° Celsius et non fahrenheit, c’est la température en plein soleil.!!!!

Ce matin au réveil comme la jungle je suis encore un peu dans la brume et pour cause il est 4H3O!! pourquoi se lever si tôt???? Aujourd’hui, c’est probablement l’étape la plus longue du voyage avec plus de 150 kilomètres.
Voici la raison le territoire indien Waimiri à traverser où il est interdit de camper, de prendre des photos ou de filmer, oui même un arbre!!! c’est absurde car d’un autre coté il y a des caméras sur les ponts pour filmer!!! Des indiens qui “volent l’âme ” d’autres indiens ce n’est pas interdit!!! bref celà me fait sourire mais….
je ne vous cache pas que 150 kilomètres dans la jungle avec 37°, de l’humidité et des montagnes russes, c’est épuisant.

Un camion me double puis s’arrête à une centaine de mètres plus loin, le chauffeur m’interpelle :” tu veux monter dans la remorque pour arriver de l’autre coté de la réserve indienne, il reste plus de cinquante kilomètres?” Obrigado amigo mais je fais tout à vélo même si c’est dur. Deux fois j’aurai cette proposition et deux fois je refuserai. Trop facile de céder à la difficulté; il suffit de penser à des gamins de 6 ans qui doivent marcher 1H30 pour se rendre à l’école et 1H30 pour rentrer chez eux et celà vous donne la motivation!!!

En fin de journée je trouverai de l’ombre pour terminer l’étape et arriver de l’autre côté du territoire” totalement vider” pourtant j’aurai bu plus de 10 litres d’eau!!!!

L’Equateur latitude 0, j’ai une roue dans chaque hémisphère!!!

Cela faisait longtemps que je n’avais pas croisé de cyclo-voyageur. 

Il y a deux options pour Boa Vista continuer sur la belle route asphaltée où prendre la piste rouge!!!!

Sans hésitation je me lance sur la piste.

Un vel oranger sur le bord de la piste, hop demi tour je cueille quelques petites oranges acidulées pour donner un autre goût à l’eau.
Parfois les ponts sont en excellent état parfois….
NON!!!!!

Dans la vie il y a des priorités, avec la coupe du monde de foot ici on a préféré installer l’antenne que de changer les tôles percées de la toiture!!!

Ca pousse ça pousse!!! je vais avoir besoin d’un coiffeur à mon retour!!!!

Oh oh!!! un orage arrive, il me faut trouver très vite un abri pour la nuit …
par chance, 500 mètres plus loin j’aperçois cette maison abandonnée; c’est parfait pour y monter ma tente et passer une nuit au sec.
Au petit matin je suis prêt pour reprendre la piste
 qui n’a pas trop souffert de l’orage car ma hantise, c’est la boue!!!!

Mais qu’est ce donc ?? Une allumette géante??

et non!! un pylone électrique mais les termites sont passées par là!!!!!
De temps en temps, je traverse des petits villages isolés et dans l’un d’eux
Moïses m’invite à prendre un repas chez lui et à partager mon voyage.

Une petite pause qui m’aura permis de recharger mes batteries mais aussi de partager la vie d’une famille brésilienne.

Je reprends la piste toujours vers Boa Vista.

Ici où là, quelques fermes isolées
La province de Roraima est réputée pour sa production de riz et sa viande. Peu à peu la jungle s’efface
pour faire place à la savane. Je n’ai pas changé de continent mais celà ressemble étrangement à l’Afrique.

Je traverse le Rio Branco l’une des autoroutes fluviales brésiliennes, de l’autre côté du pont Boa Vista, une ville sans beaucoup de charme où je ne ferai que passer.

Je changer un pneu qui est usé au maximum. Pour prolonger  sa durée je bouche les trous avec de la sangle car ici c’est dur de trouver des bons pneus.
Hum !!! quel régal les empanadas de fromage, de viande,ou de poulet.

Après plusieurs semaines de vent de face, je profite de l’avoir de dos;  la vitesse s’en ressent; ce jour là; j’effectuerai 80 km en 3H20!!

A la sortie de Boa Vista, je me retrouve de nouveau au milieu de la savane…
à perte de vue des étendues herbes jaunies.
ou de petits arbustes.

J’entre dans le territoire indien des San Marcos où je serai accueilli par Léo et sa famille. La maison est trop petite pour tout le monde car ils ont cinq enfants alors j’installe mon hamac sous le toit de la terrasse.
Maison typique indienne de la région.

Cela fait plus d’un mois et demi que je pédale à une altitude d’une centaine de mètres; mis à part les montagnes russes je n’ai rien grimpé depuis les Andes mais aujourd’hui pour accèder à la frontière, je dois escalader un col d’une vingtaine de kilomètres, la chaleur m’écrase un peu plus sur la route!!

Avec le changement d’altitude la végétation change.

Pacaraima dernière petite ville brésilienne avant de passer la frontière
où les formalités douanières me prendront plus d’une heure!!!!

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Je quitte le Brésil après y avoir plus de cinq semaines pour entrer au Vénézuela pour quelques jours. Changement de drapeau, changement de monnaie mais surtout changement de langue car je passe du portuguais à l’espagnol. Allez on se donne rendez vous de l’autre côté de la frontière…..



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