Brésil 12 234km ( 1ére partie)
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Après deux mois et demi à sillonner le Pérou à travers les Andes, au lieu de poursuivre comme tous les autres cyclo-voyageurs vers la Bolivie et le Chili, la boussole prend une autre direction et elle ne pointe plus vers le Sud mais vers l’Est où se trouve le géant du Sud : le Brésil.

Le passage de frontière d’Assis do Brasil peut paraître austère mais détrompez-vous, je reçois un chaleureux accueil des douaniers brésiliens qui défilent à mes côtés pour une photo!!!!

En quittant le Pérou, j’avais dejà eu un aperçu des paysages qui m’attendaient de l’autre côté de la frontière.
J’entre au Brésil par la province D’ACRE qui est limitrophe avec la Bolivie; là changement de culture, de climat et de paysage. Durant plusieurs semaines je vais suivre la Transamazonienne qui mène à l’Océan Atlantique. A bien regarder le panneau je ne suis pas arrivé!!!!

Le Brésil et ses légendaires pistes rouges.
Il paraît que les bains de boue c’est bon pour la santé.

La maison de Chico Mendès où fut assassiné  en 1988 le défenseur de la forêt amazonienne contre les  exploitants du latex et les éléveurs de bétails qui défrichaient sauvagement la forêt.

Une surprise au Brésil!!! ici, énormément de personnes utilisent le vélo pour se déplacer. Je me sens moins seul!!! 
Des lignes droites à perte de vue; je devrais plutôt dire une ligne droite car de la frontière jusqu’à la ville de Porto Velho, sur environ 900 kilomètres je vais changer 2 fois de direction!!!!

Eh oui!!! là aussi les radars automatiques existent!!!! mais je n’ai pas réussi à le déclencher!!!

Les reliques d’une forêt magnifique que l’on a sacrifiée, seuls quelques géants restent car, de part et d’autre de la route, sur des largeurs de 2 à 3 kilomètres, les limites de la forêt vierge on été repoussées pour créer des pâturages.

Premier coucher de soleil amazonien.

Grande distance, grande dépense énergétique; je me cuisine un hachis parmentier. J’aime me faire plaisir!!!

Sur la route la  générosité brésilienne n’a pas d’égale; parfois l’on me paie mon repas au resto, parfois un camionneur me tend un sachet que j’attrappe au vol.

Entre les villages il y a parfois 50 à 100 kilomètres à parcourir; seules quelques fermes d’élevage de bétail bordent la route et ….

sont pour moi un point de chute pour passer la nuit.

En cours de route, je me repose de temps à autre dans ces petits abris bus à l’abri des rayons ardents du soleil car durant la journée la température atteint 35° à 40°

 mais ne descend jamais au-dessous de 26°

Premier fleuve à traverser : le Rio Madeira ici, pas de pont on utilise une barge pour la traversée. 

Une termitière!!!

La quasi totalité de la route vers Porto Velho est asphaltée mais je suis content de retrouver ce petit tronçon de piste; celà me manque!!! patience cela va venir….

Après des kilomètres et des kilomètres de montagnes se sont des milliers de routes plates sur lesquelles vont tourner mes gambettes.

Se laver, se rafraîchir et gommer la sueur de la journée  c’est possible avec 1/2 litre d’eau. Economiser l’eau, même en Amazonie, est une priorité.

Il n’y a pas que les pneus qui s’usent, ce soir : couture.

Parfois les fleuves sont tellement larges qu’ils ressemblent à une mer!!!!

Ce soir j’aurai un toit pour passer la nuit.

Je connaissais le menu à la carte, le plat du jour, le buffet à volonté tout celà existe ici mais une formule que je découvre c’est l’assiette au kilo!!!!

Porto Vehlo, ma première ville depuis Puerto Maldonado, seuls quelques 1100 kilomètres les séparent.!!!!
Une nouvelle fois je traverse le Rio Madeira; j’aurais pu choisir  de le descendre en bateau pour rejoindre Manaus c’est à 4 jours mais il y a une option beaucoup plus intéréssante….
La transamazonienne Nord, 900 kilomètres à travers la jungle.

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Diego, Evaldo, Ricardo…. l’accueil brésilien est toujours aussi chaleureux. Je m’étais arrêté simplement pour remplir ma bouteille d’eau, cela me prendra 1h30 !!! discussion, repas et….
“””vaccination indienne””: un mélange de plantes et du poison d’un crapaud pour renforcer le système immunitaire.

Fin de journée sur l’Amazonie.


Traversée d’un petit village brésilien.

Oh le joli lacet!!!! un petit format mais plus dangereux que le cobra, le boa ou l’anaconda qui serpentent dans la région!!!!!

Fini l’asphalte place à la piste enfin!!!!

De Porto Vehlo à Manaus il y a 900 kilomètres et seulement deux villages.

Eux, ils ont tout compris!!! une baignade à l’ombre.

48 ponts de bois à franchir, plus au moins en bon état, qui…

alternent avec des portions de pistes poussièreuses ou boueuses et 
des parties asphaltées.
35 à ’40 degrés, un taux d’humidité extrême, je transpire à longeur, de journée même assis!!!

De la poussière mais cela pourrait être de la fumée comme la forêt amazonienne qui part chaque jour un peu plus en fumée avec ces coupeurs illégaux. Personne n’agit et pourtant …

ici le sol est tellement pauvre en humus que si l’on continue d’abattre ces géants cette zone se transformera en désert car en dessous ce n’est que sable blanc!!!! Peu le savent mais parfois, derrière une barrière d’arbres d’une centaine de mètres de large, les hommes massacrent la nature à l’abri de tout regard et en toute impunité.

Beaucoup de lacs, de lagunes mais l’accès à l’eau est dur car les berges sont vaseuses et on  peut s’y enfoncer jusqu’à la taille!!!!

Une piste très dure que peu empruntent et lorsqu’ils le font ils ne sont pas sûr d’arriver de l’autre côté!!!
“””Tu as bien donné la bonne adresse à la dépanneuse???”””

Il faut bien viser les traverses pour ne pas se trouver à quelques mètres en contrebas.
Parfois lorsque je trouve une rivière j’y descends pour aller me rafraîchir en prenant garde  qu’il n’ y ait pas de piranhas!!!!
Vilmar et sa femme m’hébergeront une nuit, je suis toujours accueilli à bras ouverts.

Apprendre à connaître le milieu cela permet d’améliorer son confort par la cueillette de maracujas

ou de citrons.

Tous les jours je purifie l’eau une dizaine de litres d’eau grâce à ma pompe !!!!

Début de journée, il est 6h et il fait “frais” 28°.

J’ai beau pédaler dans un climat tropical, trouver de l’eau c’est toujours une priorité de préférence un puits; car je dois fournir moins d’efforts que de purifier l’eau d’une rivière qui est chargée de limon qui bouche ma pompe.

Parfois sur la journée, malgré une piste plate, la moyenne horaire est de 12 KMH!!!!

Je croise parfois des papillons grands comme ma main, ils sont magnifiques à voir voler.

Les cajus que je trouve en bordure de piste sont un régal pour me rafraichir.

Cela faisait plus de d’une journée et demie que je n’avais pas parlé. Je rencontre Tacio un motard brésilien  à qui il faudra seulement deux jours pour effectuer la traversée en comparaison de mes 10 jours!!!!
Fleur de guayaba.

En voyant cela on comprend mieux pourquoi il n’y a qu’une voiture par jour qui passe!!!!. De véritable bourbiers qui sont pires à la saison des pluies.

La chaleur accablante me terrasse et sur cette piste il est dur de faire plus de 70  kilomètres sur la journée.

Un petit bain de boue.
Les relais radios que je rencontre tous les 40 kilomètres sont des opportunités de campement mais le plus interéssant est la vue incroyable qu’elle procure de là haut.

A 90 mètres au-dessus de la canopé je domine le poumon terrestre, une merveille que l’homme se doit de préserver pour les générations futures.

Un privilège de parcourir la plus longue allée du monde, une ligne droite de 670 kilomètres!!!!
Fini, la piste défoncée je retrouve une piste bien lisse mais qui avec la pluie peut se transformer en une patinoire.

Je retrouve la “civilisation” après plusieurs jours passés au milieu de la forêt.  

J’attends la barge pour franchir le Rio Iguapo

Trois bouts de bois mais tout un symbole pour le Brésil où le football est roi.

Au plus je m’approche de l’Amazone au plus les rivères grossissent 

Ah!!! quel plaisir de manger cette “petite glace” c’est juste 1 litre!!!!

Un gros orage se prépare à l’approche….

de Careiro un petit village sur la rive du Rio Solimoes; c’est la fin de la transamazonianica .
Je termine la première partie de ma traversée brésilienne; avec de merveilleux souvenirs de la transamazonienne. Si pour moi depuis que j’ai quitté le Canada et les 14 000 kilomètres de pistes cette partie fut de loin la plus dure physiquement que j’aurai effectuée. Mentalement, interdiction de craquer au risque que ce soit fatal. L’aventure se poursuivra de l’autre côté du fleuve …..


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