Portugal
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Initialement je n’avais pas prévu de passer par la côte portugaise et pas forcément  par sa capitale Lisbonne mais quelques témoignages d’amis me disant d’y aller me font changer mon itinéraire. A présent c’est le long de l’Atlantique je poursuis donc ma route vers le Sud et le détroit de Gibraltar. J’espère que le temps sera plus clément pour la seconde partie de voyage.

Grâce à João,  je réside à proximité du centre de Lisbonne et pour m’y rendre,  que ce soit en train ou en vélo, je longe le Tage.

A Belem,  il faut passer à côté du Monastère de San Jeronimo, une réalisation pharaonique qui débuta en 1502, elle dura une quinzaine d’années; on parle de 750 tonnes d’or nécessaire à sa construction et ce chaque année !!! L’or provenait des richesses rapportées des explorateurs du monde, le pillage des colonies fera la grandeur du royaume.

Passionné d’architecture,  c’est la construction qui m’intéresse; l’intérieur de l’église du monastère est tout simplement grandiose. Lorsque je passe le portail d’entrée, je lève la tête et je dis :  « A oui,  tout de même » ! C’est impressionnant ce que l’homme peut construire ; la hauteur des arcades est incroyable !

En passant par Estoril, une petite ville de la banlieue de Lisbonne, je m’arrête chez Be cyclist où je rencontre Samuel, un ami de João; la chaîne de la solidarité entre cycliste se poursuit.

La Tour de Belem

Hommage aux navigateurs et pionniers de la découverte du « Nouveau Monde »

La Praça do Commercio

Un important maillage de voies de tramway parcourt la ville.

Un moyen de se déplacer dans la capitale est son tramway ; il parcourt les différentes collines de la ville.

Je pars à la découverte de Lisbonne, de ces quartiers, de ces monuments, une ville riche. Pourtant en 1755 un séisme la raya de la carte, seul un quartier subsiste : L’Alfama nom qui vient de l’Arabe Alfa maa ( les mille sources), pas étonnant que les romains y avaient construit des thermes.

De nombreux miradors permettent d’apprécier la ville sous diverses facettes.

Les fameuses fresques en azulejos  retracent des voyages dans les colonies

Le samedi,  c’est le jour du marché aux puces.

 » Chaud les marrons » , qui veut des marrons ?

Je vais m’y balader pour ressentir l’atmosphère et l’ambiance très conviviale qui y règne.

On y trouve de tout ;  de l’objet le plus courant au plus insolite et inutile.
Je repars du marché avec un chargeur et un livre d’Ernest Hemingway pour occuper mes soirées sous la tente .

  

Quel  plaisir de déambuler dans le vieux quartier et de me perdre dans ce labyrinthe !

…mais il faut avoir un minimum de sens de l’orientation pour éviter de se perdre..

… bien que s’égarer un peu c’est toujours découvrir des endroits insolites et particuliers.

Je quitte Lisbonne en prenant un ferry à Belem pour rejoindre Trafaria, aucune difficulté pour parquer le vélo ….

… et pour m’asseoir j’hésite un peu !!! il n’y a que 3 passagers qui font la traversée !!!

Je débarque à Trafaria et me dirige ensuite vers Setubal et Troia.

Retour sur les pistes de gravier le long du littoral ….

…en direction du Cabo Espichel…

…et son phare du  » bout du monde « .

Le grand soleil est enfin de retour avec de la chaleur ;  bon ! elle reste relative mais pédaler en manches courtes c’est agréable pour …

…apprécier la beauté des plages portugaises.

Est-ce que j’ai le droit de rouler là ? cela ressemble à une autoroute !

Vu mes journées,  pas besoin de faire ces quelques exercices supplémentaires !!!

Découvrir les belles plages du littoral, ça se mérite car parfois les pistes sont difficiles et …

…il faut pousser le vélo !!!

Le sable,  je vais l’apprécier de près !  car je tomberai 3 fois en raison du  sable qui se dérobe sous mes roues.

Avant les champs d’éoliennes,  les portugais profitaient du vent avec leurs moulins typiques.

Je commence à m’ennuyer sur l’asphalte, une piste à droite,  alors allons-y !!!

Il faut toujours sortir des sentiers battus pour découvrir les merveilles de la nature…

Cap plein Sud vers le Cabo San Vicente et Sagrès

C’est à Sagrès,  chez Carla,  que je vais poser mes sacoches quelques jours…

…afin d’y apprécier le littoral très sauvage de cette partie de l’Algarve.

 

Dépaysement assuré !

Devant tant de merveilles naturelles,  je ne vais faire que repousser l’échéance de mon départ….

…d’autant que je  me fais choyer et apprécie les délicieux plats préparés par Julia, la Maman de Carla.

 

C’est l’occasion de partager de magnifiques tranches de vie avec Carla, Miguel, Julia et mon ami surfeur Jean -Louis.

Voici mon domicile… un restaurant !

…où je vais passer maître de la machine à café !!!!

Jean- Louis me prêtera une planche de surf afin que je  puisse découvrir les falaises et les grottes depuis la mer.

 

 

Sensation garantie lorsque les vagues vous chahutent.

 Un vrai paradis terrestre que défend Carla, la guide du parc qui m’héberge. Elle mène un combat pour protéger ce joyau contre tous les déchets plastiques que les touristes ou locaux laissent sur les plages.
Ce combat,  elle le mène avec des « petites mains pures » qui savent que c’est leur futur qu’ils protègent; alors nous, adultes,  montrons l’exemple et respectons la nature pour la transmettre aux générations futures afin que le combat de ces enfants ne soit pas inutile !!!

Il est temps de lever la voile et de reprendre la route vers l’Espagne.  Merci pour tout  mes chers amis mais  ce n’est qu’un au revoir !!!

Reprise un peu raide !!!

Le compteur se gonfle un peu plus à chaque coup de pédale.
Chaque kilomètre parcouru m’a poussé vers la découverte de paysages incroyables et des rencontres mémorables sur le continent américain et européen.

Cette partie de la côte a été défigurée par les constructions hôtelières, heureusement la route Euro vélo me permet d’éviter au maximum ces verrues de béton qui défigurent le paysage.

Allez,  je profite encore un peu de la plage avant…

…les ultimes tours de roues en Europe !  Je pense que je vais terminer tranquillement ma route mais ….

 oui il y a un mais … Ayant terminé de me guider avec mon téléphone pour traverser une forêt,  je le range dans ma sacoche et je poursuis ma route vers Aljaraque.  Quatre kilomètres se sont écoulés et lorsque je veux prendre une photo, stupeur ! mon téléphone ! perdu ?!!
Non,  c’est pas possible !  ni une ni deux,  je fais demi-tour pour essayer de le retrouver.
Rien !  je fais la route une fois,  puis deux,  puis trois fois  ;  je dois me résoudre à la perte du téléphone et toutes mes données !!!
Ultime recours, passer un appel avec l’espoir que l’on décroche. Je rentre dans un bar ou  je rencontre Agustin et Carlos qui vont me prêter leur téléphone pour tenter de localiser le mien ;  le premier appel ne donne rien mais le deuxième on décroche !!! Ouf ! l’espoir renaît.
Carlos part le chercher, c’est une touriste belge qui l’a retrouvé !!!
C’est mon jour de chance ;  immense merci à vous deux  » les cousins »  car  grâce à vous ,je peux poursuivre sereinement mon périple

C’est dommage d’être si proche de Gibraltar et ne pas faire le détour pour découvrir ce petit caillou «  »volé  «  »par les anglais à l’Espagne. La frontière se matérialise par une piste de l’aéroport…

…insolite, non ?

Le tour du Rocher s’effectue en une douzaine de kilomètres…

…dont une partie se fait dans un tunnel.

 

… à la sortie, au loin,  j’aperçois les côtes marocaines.

Le moindre mètre carré est occupé par des constructions et les espaces verts réduits à une peau de chagrin !!!

Il m’aura fallu 7000 kms pour rejoindre le détroit de Gibraltar ; 7000 kms ! on peut dire que je n’ai pas pris la route la plus courte !
Embouteillage sur le détroit ;  je crois que ce sont plus de 200 bateaux qui y passent par jour !!!

Fini les détours et les zigzags, enfin pour le moment !  la Rose des Vents m’indique Cap plein Sud : prochaine destination, un nouveau continent… l’AFRIQUE et d’abord le Maroc.  Je n’utiliserai pas le mot défi  mais plutôt le qualificatif de nouvelle aventure humaine.
Avec PLAN INTERNATIONAL nous avons planifié la visite de neuf pays où la Fondation travaille pour aider les enfants en grande nécessité. Il me tarde de rejoindre la première équipe à Saint Louis au Sénégal.
Mais soyons patients, la première étape me mène au Maroc, un pays qui me fascine depuis longtemps par sa culture et sa grande diversité de paysages.

 

Les connexions internet seront difficiles et je ne pourrai pas mettre à jour régulièrement le blog mais je ferai tout pour  partager cette nouvelle aventure avec vous….à bientôt !

A suivre…



3 commentaires

  • Jean-Louis says:

    Merci pour tes photos et tes écrits.
    Nous te souhaitons un très beau Noël et bien sûr une année 2019 totalement incroyable, extraordinaire, joyeuse et pleine de belles surprises !
    Bonne route Laurent.
    Tes amis qui pensent à toi tous les jours.
    Jean-Louis

  • Darras JM says:

    Déjà plein de nouvelles photos qui résument ta belle épopée, une nouvelle aventure commence en Afrique et avec son lot de surprises. Pourvu qu’elles fussent des plus agréables 👍.
    Bonnes fêtes de fin d’année et
    Bon vent Laurent avec toute l’impatiente de te lire avec toutes les nouvelles anecdotes vécues 😉.
    Bien à toi.
    Amitiés

  • Helena Oliveira says:

    Bonne année, Laurent, et bonne route!
    Merci de tes belles photos.

    J’en attends d’autres… Bon voyage!

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