Pérou : 2 éme partie Nazca / Cotahausi (47 423 Kms)
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Les premiers tours de roues sont étranges; aujourd’hui, je me sens comme orphelin, il me manque quelque chose ou plutôt quelqu’un. Eh oui !!!! je reprends ma route vers Cusco seul sans mon « Frère Félipe »dont le physique ne peut plus suivre le parcours difficile qui mène à Cusco.

J’arrive à Nazca qui est le point de départ d’une nouvelle aventure: la traversée de la Cordillère des Andes. Au rond point il faut prêter attention aux panneaux pour ne pas effectuer des kilomètres pour rien.
Un cours passage dans la ville dont le seul attrait sont ces ruines incas.

Une longue ascension commence, je ne suis qu’au kilomètre 17, il m’en reste seulement 85!!!!

La première partie est éprouvante car il fait 35°.
La chaleur marque l’organisme…
la petite pause de midi pour déjeuner d’un bon plat de pâtes me permet de recharger les batteries.

A chaque coup de pédale je m’élève un peu plus dans la Cordillère et je peux apprécier les paysages comme le Cerro Blanco, la plus haute dune du monde à plus de 2 000 mètres!!!!

Première rencontre avec des cyclos voyageurs, Brian et ses amis italiens qui descendent vers Nazca.

Moi, c’est le contraire, le but étant d’avaler le maximum de dénivelés pour m’acclimater à l’altitude le plus rapidement.

En cours d’ascension, plusieurs propositions pour grimper dans les camions pour me faciliter les choses mais ma ligne de conduite de tout effectuer sur deux roues restent ferme malgré la difficulté de la route.

Je traverse des petits villages…

dont les épiceries proposent l’essentiel pour se ravitailler.

Un premier palier est franchi.
Un premier col franchi à plus de 4400 mètres et je descends vers Puquio, l’unique ville de plus 4000 habitants que je passerai durant toute la traversée des Andes.

Ah !!!  j’aime ces petits écriteaux surtout lorsque j’ai faim.


Certains réveils sont plus difficiles que les autres une tente gelée les bouteilles d’eau aussi car dehors il fait
juste -8°!!!

 Iscahuaca, un panneau m’indique Cusco à 430 kilomètres mais je choisi une autre option celle d’obliquer vers le Sud et le Canyon de Cotahuasi. C’est juste un petit détour de 700 bornes!!!!
A partir de ce moment il n’y a plus que quelques endroits où il y a une présence humaine.
Il faut dire que l’altitude de plus de 4500 m n’encourage pas à y vivre.

DESPACIO!!!!(ralentir)  je souris car je grimpe à 6 KMH et si je réduis ma vitesse…. je tombe!!!!!

                                                               « Eh! tu es le français qui parcourt le monde??? qu’est ce que tu fais il n’y a rien???  »                                                                     – « oui c’est moi et c’est parce qu’il n’y a rien justement que je suis ici!!! »

Des paysages sans horizon, des pistes qui n’apparaissent sur aucune carte ni même sur google earth.

ce sont celles que j’emprunterai jusqu’à Cotahuasi.

Plus de 350 kilomètres à plus de 4500 mètres, même si je ne souffre pas du mal des montagnes, l’organisme souffre face à un tel effort dans des conditions extrêmes.
mais cela ne m’empêche pas de poursuivre.

Les seuls habitants de la pampa andines : les alpacas réputés pour leur laine.


Un mètre de plus que le Mont Blanc!!!

En route vers le Cerro Teta,
le nom fait référence au sein d’une femme!!
Une cabane de berger isolée au milieu de nul part.
mais où il y a cette nature à l’état pur et brut

tire ses couleurs des minéraux.

et à plus de 5000 mètres c’est l’univers de glace qui règne.

Petit village andin d’une communauté indigène.

où la présence au restaurant d’un alpaca est tout à fait normale.Enfin je le préfère dans mon assiette !!
Dans la cour de récréation une conférence s’improvise sur mon voyage et les questions des gamins tombent. Ce sont toujours des questions fraîches et naturelles et c’est super.

Les drapeaux tibétains flottent au gré du vent andin comme le BRAQUET DE LA LIBERTE me conduit sur cette piste,

où il faut être sur ses gardes lors de passage de rivière.

Des zones désertiques où règne le silence.
Pour moi c’est un réel bonheur d’y camper

malgré une altitude extrêmement élevée et les températures très froides de la nuit.

Hum!!! rien de tel qu’un bon repas bien chaud pour oublier le froid de la fin de journée.
Après avoir passé 5 jours à escalader les cols à plus de 5000 mètres et de longues traversées de pampa, j’amorce la descente vers le canyon de Cotahuasi… une descente qui n’apparait sur aucune carte, aucune vue satellite seuls les locaux m’ont indiqué sa présence.
Prudence dans la descente durant la nuit car les rivières qui croisent la piste ont été gelées!!!

Enfin le voilà ce fameux canyon de Cotahuasi, le canyon le plus profond au monde plus de 3500 mètres…. attention à la marche!!!

Une vue panoramique exceptionnelle.

Une merveille de la nature où volent les condors.

Une longue descente de plus de 40 kms se profile. Au début la piste est bonne et la pente douce,
mais plus je m’enfonce dans le gouffre plus elle devient mauvaise avec ses bancs de sable, ses pierres et ses pourcentages extrêmes.

Par deux fois dans la descente je vais devoir resserrer les plaquettes de mes freins à disques!!!! ça fume.!!!!

Ouf !!!me voilà au fond du canyon après avoir dévoré plus de 2500 mètres de pentes. Cette descente est l’une des plus difficiles que j’ai réalisée depuis mon départ du Canada.
La cascade de Sipia d’une hauteur de 80 mètres.
se déverse dans la partie la plus encaissée du canyon.

Dans le fond du canyon une vaste oasis, où l’on trouve le village de Cotahuasi
où vivent environ 3000 personnes loin de tout, Arequipa la ville la plus proche se trouve à 400 kilomètres

mais, ici je vais trouver de tout pour remplir mes sacoches en vue d’un départ prochain pour la dernière ligne droite vers Cusco.

La deuxième partie de la route s’achève, les souvenirs de paysages incroyables se bousculent dans ma tête; nul doute que la dernière partie qui mènera à la cité emblématique de Cusco sera, elle aussi,très riche…..

A suivre….




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