Migration vers le Sud
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Mon périple en Bretagne aura été plus long que prévu car je ne m’attendais pas à trouver une telle diversité de paysages. Du temps,  j’en ai devant moi mais malgré tout  je ne peux plus trop m’attarder pour migrer vers le Sud.
Il faudra que je fasse des choix concernant mon itinéraire à travers le Grand Ouest de la France. Il y a des points de passage qui me paraissent incontournables
alors,  sans perdre de temps,  j’enfourche mon vélo pour une longue migration vers le Sud.

 

Mon regard se tourne vers la Loire et …

…le Pont de Saint Nazaire qui l’enjambe. Ses 3300 mètres font de lui le pont le plus de long de France et…

…des jambes,  il m’en faudra pour grimper les 68 mètres ; ce n’est pas la difficulté qui me gène mais plutôt le trafic dense et le peu d’espace que j’ai pour y pédaler. Je ne veux pas m’y attarder donc je roule le plus vite possible.

…de l’autre côté,  me voilà tranquille en longeant la berge.

 

5 km/h pour les vélos ! celui qui a décidé cela n’a jamais dû monter sur un vélo ; autant interdire le vélo !!!

 

La Vendée est le premier département français pour le nombre de kilomètres de routes pour le vélo. Mon objectif se trouve à 25 kms :
le passage du Gois. Depuis une vingtaine d’années, après y avoir vu passer le Tour de France,  je rêvais de franchir ce lieu incroyable.

…en cours de route,  il y a toujours des rencontres atypiques.

Malheureusement,  lorsque j’arrive au passage du Gois, la marée est haute et je ne pourrai pas le franchir.
Déçu,  je poursuis ma route vers le Sud  en direction de Saint Jean de Monts où je camperai au coeur d’une forêt de pins.

Vers 5h00 du mat !! je me réveille et je me dis   « c’est vraiment trop bête d’être si proche et ne pas traverser le Gois » !…
et en ni une ni deux, je plie mon campement le plus vite possible et j’enfourche mon vélo. Je vais pédaler une heure dans l’obscurité au coeur de la piste forestière avec ma lampe frontale pour éviter les obstacles….

…le but étant d’arriver au plus vite pour voir se lever le soleil sur le Gois et…

… me voilà  sur cette « route submersible de 4 kilomètres qui permet de rejoindre, à marée basse, l’Île de Noirmoutier depuis le continent.

La mer vient à peine de se retirer…

…sensation étrange que d’être ici,  après l’avoir découvert à la télé il y a 25 ans !!
Après tout :  » les rêves ne sont-ils pas faits pour être vécus avec les yeux grands ouverts. » ?

Au total,  ce sont 18 balises qui jalonnent le passage ;  parfois elles servent de refuge aux personnes prises par la marée montante qui peut varier entre 1m30 et 4 m !!

Les longues plages de Vendée, quasi désertes,  sont propices aux baignades…

…il s’en suit un pique-nique et une séance de ré-ajustage du bronzage !!! je suis toujours en mode… chocolat blanc/ chocolat noir !!!

Je quitte le littoral pour gagner l’intérieur des terres et le Marais Poitevin.

 

4 portés disparus !!!
ou une pêche connectée, un SMS vous avertit qu’il y a une prise !!!

 

Sur la Route du Tour..

…Reconversion d’une cabine téléphonique en bibliothèque ambulante !!!

Je n’ai pas besoin d’acheter des fruits car je trouve ce que je veux sur le bord de la route.
Hum… la cueillette des figues fut bonne !!!

Résultat,  après transformation,  une excellente confiture pour le p’tit déj.

3m²… c’est possible   pour y mettre ma tente.???

Rien que le panneau évoque,  dans la mémoire de chacun,  le massacre qui s’est déroulé à Oradour. Par deux fois, je suis arrivé trop tard ;  ce coup-ci,  malgré  115 kms à parcourir sous la pluie froide,  j’arriverai à temps ; la troisième fois sera t’elle la bonne ? pas si sur !!

Je demande à l’accueil pour laisser mon vélo juste à l’entrée car le parking n’est pas sécurisé ; l’hôtesse refuse catégoriquement me répondant que ce n’est pas son problème !!!Merci pour votre manque de compréhension et votre aide !!!
ça me dégoûte ce genre de réaction et je suis à deux doigts de partir mais par chance, un villageois me propose de le mettre dans son jardin. Heureusement que dans ce monde il y a des personnes sans oeillère !!!

Retour vers le passé, précisément le 10 juin 1944. Oradour Sur Glane un petit village au Sud de Limoges vit un peu en dehors du cours de la seconde guerre mondiale.

Malheureusement le 10 Juin 1944, la tranquillité va connaitre une fin tragique.

La division SS « Das Reich  » remonte depuis Montauban pour rejoindre le front de Normandie. Sur leur route elle rencontre Oradour, l’état major allemand et la milice française ont décidé de faire de ce village un « exemple » pour quiconque envisageraient de se soulever contre  eux.

Le village est rapidement encerclé, le garde champêtre reçoit l’ordre de réunir l’ensemble du village sur la place du village pour y faire un contrôle de papier. Rapidement les hommes sont séparés des femmes et des enfants.

Les hommes sont réparties dans six granges, où ils seront sauvagement abattus et les granges incendiées !!!

Les femmes et les enfants seront conduits à l’église, pour y être exécutées et l’église incendiée !!!

Le summum de la barbarie humaine !!! il n’ y a aucun mot pour qualifié cela !!!

Suite à cela le village fut incendié pour effacer  » les traces « . Peut on effacer cela ??

Au total ce sont 642 innocents dont 207 enfants qui auront perdu la vie  !!!

Il n’y aura que 7 survivants à ce massacre, aujourd’hui il n’en reste qu’un qui est la mémoire vivante de la barbarie humaine.
Depuis le 10 juin 1944 combien d’Oradour sur Glane y a t’il eu de par le monde ?? Beaucoup trop !!
Je pense que nous avons un devoir de mémoire pour rappeler à l’homme qu’il ne sait pas retenir l’histoire de son passé.

Le soir venu, je trouverai refuge dans une pâture pour y passer la nuit.

Bon ça va ce n’est qu’une rue d’ici quelques mois ça sera le pays de la soif !!!

Je poursuis ma route à travers le limousin.

 

Elles ne sont pas belles mes pommes du limousin !!! dire que tout cela par à la benne au nom du calibrage et de la couleur !!! révoltant quand l’on sait que des millions d’êtres humains crèvent de faim !!!

Petit crochet par la Corrèze

puis le Lot, les départements se suivent

mais à force de m’attarder je commence à prendre beaucoup de retard et l’Automne finit par me rattraper.

Le froid arrive, il est temps de suivre la route migratoire des oies.

 

Au fil de ma migration vers le Sud je traverse la France des petits villages de pierres,

des vieux châteaux.

des vieilles façades ….

 

 

des anciens ouvrages routiers

 

J’ai le sentiment que le temps s’est arrêté ici et que la vie s’écoule tranquillement, loin de la frénésie du monde « moderne ».

Je traverse le pont suspendu au dessus du Lot pour rejoindre…

le village perché d’Albas.

De la-haut une vue imprenable sur les méandres du Lot

Je poursuis ma route au coeur de la douce campagne de France

 

Dès l’aube je poursuis ma route le long du canal de Montech …

…pour rejoindre Montauban.

En arrivant sur Albi, l’ immense cathédrale de briques qui m’impressionne…

Il aura fallu deux siècles pour la construire.

La ville regorge d’un patrimoine architectural riche

Comme le cloître Saint Salvi

 

Petit passage au musée de Toulouse Lautrec et ses fameuses affiches.

Le samedi,  c’est jour de marché où les producteurs locaux viennent vendre leurs produits …

Quelques heures plus tard le résultat est plus que concluant.

Après cette longue diagonale à travers l’Ouest de la France, j’ aurais aimé m’attarder un peu plus pour découvrir cette France dont le patrimoine est partout si riche.  Aussi,  il m’a fallu cibler les sites que je rêvais de voir et  je peux dire que je les ai  découverts avec des émotions diverses.

Et maintenant, au loin,  j’aperçois le rempart pyrénéen qui se dresse face à moi,  ce sera ma prochaine destination.

A suivre …



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