Pérou:1ére partie Lima / Nazca ( 46 672 Kms)
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Vendredi 28 août, mes jambes commencent à me démanger.Après avoir passé une semaine à Lima avec l’équipe de PLAN INTERNATIONAL, il est temps de commencer réellement cette quatrième étape de mon Tour du Monde.

Cela faisait longtemps que j’attendais ces retrouvailles … celles de revoir celui que je nomme »mon Frère ». C’est Félipé qui vient du Mexique qui m’a rejoint pour partager une petite partie de mon aventure jusque La Paz en Bolivie et commencer les illustrations de mon futur livre. (facebook : Slow Art prints)
 Nous saluons Dirk, un expatrié allemand qui nous a hébergés, avant de commencer notre long voyage vers le Sud.
Allez en route ma Petite Rose des Vents!!!!

A Lima, heureusement il y a quelques pistes cyclables qui permettent de traverser plus en sécurité cette mégalopole de plus de 10 millions d’habitants où règne un véritable chaos au niveau de la circulation.

« J’ai passé la nuit à attendre un partenaire pour commencer une partie!!! personne n’est venu et j’attends toujours!!! » Voulez vous jouer s’il vous plaît? Sans façon, merci. Pour nous, notre échiquier est juste un peu plus grand…. la taille du Sud du Pérou!!!!

Une fois le péage autoroutier passé…
nous voilà sortis de Lima et nous entrons sur la Panaméricana Sur, ce long réseau autoroutier qui relie tout le continent Américain et que nous allons suivre durant plusieurs jours. Une route monotone et sans intérêt.
Heureusement il y a de belles rencontres comme celle de Rolando y Liliana.
Forcément, le problème majeur lorsque l’on voyage sur un tel axe est de trouver un endroit calme et discret alors….
il faut s’enfoncer dans le désert et ses dunes….

pour y planter la tente au milieu du silence.

L’un des moments sacrés pour les cyclo-voyageurs : le repas. Ici, l’almuerzo (déjeuner). Un menu complet, c’est à dire une soupe et un plat principal; dans les petits restos de rues il vaut environ 1,5 euro!!!
Nous passons les villes de Chincha, Ica et Pisco pour atteindre…
au bout d’une piste un lieu paradisiaque ….
le Parc National de Paracas.

où des immenses dunes plongent vers le Pacifique….

comme ci elles voulaient fuir la Cordillère des Andes.

La Playa de los Lobos

bordée par des falaises immenses.

Le petit village de pêcheurs de la Playa Mina

des paysages magnifiques et des eaux mais la température de l’eau ne donne pas envie de s’y baigner.

El Mirador catedral

sur lequel viennent mourir les vagues du Pacifique.

Dans cette zone désertique coincée entre le Pacifique et les Andes l’eau est un enjeu vitale pour les familles qui y vivent…

quoique !! une pelouse en plein désert : Hallucinant !!!!

Bon ben!!! je ne crois pas que j’y planterai ma tente ce soir.

Nous poursuivons vers le Sud là où pousse la vigne qui sert à produire le fameux breuvage le Pisco.
Au milieu du désert une oasis qui s’appelle Palpa….
mais qui semble assez encombrée aujourd’hui!!!
Comme toujours, vers le milieu de l’après midi, un fort vent du Sud se lève et stoppe notre progression; les longues lignes droites à travers le désert ne nous aident pas beaucoup.
nous choisissons l’option d’établir notre campement à l’abri d’une maison de paille….

qui nous servira de cuisine. Ici le chef prépare une jardinière de légumes frais. Dans ce que j’appelle cuisine il faut savoir que parfois une famille y vit et pourtant ce ne sont que quatre murs et un toit de paille.

OUPS !!! La montée sur le plateau de Nazca a de quoi de faire peur aux cyclistes.!!!!

Ce soir, nous camperons juste à l’extérieur du parc.
Pour contempler les géoglyphes, obligation de prendre l’avion qu’il faut payer environ 90 USD
alors nous nous contenterons des géoglyphes de Palpa.
C’est un grand plaisir de vivre cette aventure ensemble mais depuis quelques jours Félipe souffre d’une vieille lésion au genou et la douleur est trop forte pour qu’il puisse envisager la partie la plus dure qui est la traversée de la Cordillère des Andes pour rejoindre Cusco.
A partir de Nazca notre voyage suivra deux lignes différentes, Félipe avec des transferts en bus jusqu’à Cusco et pour ma part la traversée de la Cordillère.

Deux routes différentes mais un horizon commun. Ce qui est sûr mon Frère c’est que nous nous reverrons car ce n’est qu’un simple au revoir.

C’est sûr que j’aurai pu poursuivre mon voyage avec Félipe et prendre le bus, ce qui est l’option la plus simple mais mon attrait pour vivre mon aventure pleinement sur deux roues est trop forte, de plus je porte un drapeau qui doit flotter au vent… le drapeau des enfants afin que leurs droits se dispersent aux quatre coins du monde

A suivre….




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