En route vers La Paz … 77 044 kms
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Ah bon ! tu repars à La Paz, vers la Bolivie ??? et non ! mais en arrivant en Basse Californie, j’ai découvert qu’à l’extrême Sud de la péninsule il y avait une ville du même nom que la capitale bolivienne. En regardant la carte, nous sommes quasiment à la moitié de notre parcours, alors… cap vers le Sud pour découvrir chaque jour, un peu plus,  ce territoire si particulier.

Les 4 jours de repos à la Casa de Ciclista de San Ignacio, nous a fait le plus grand bien et c’est avec un peu de regret que nous quittons Othon et Sugey.

Avant de partir » Picasso » laisse une trace du passage de la Petite Rose des Vents…. et nous laissons cette petite oasis derrière nous.

 

Direction la côte Est et de nouveau la Mer ce Cortés.

Sur la route il y a toujours de belles rencontres et des petites histoires comme celle d’Oscar, un routier hyper sympa, transportant des asperges vers Los Angeles, sa particularité est de conduire chaque jour 18 à 20 heures !!! à ce rythme,  je ne suis pas surpris que les asperges  arrivent bien fraîches.

La route qui nous mène vers la côte est assez vallonnée et ….

nous fait passer au pied d’un ancien volcan: el volcano de los Tres Virgines.

Arriba !!! Abajo !!! Adentro !!! Salud !!! eh oui il faut une sacrée santé pour ingurgiter tout çà !!!

Nous arrivons à Santa Rosalia, une petite ville fondée par les français qui y ont découvert des gisements de cuivre.

En 1885,  on y fonda la Compagnie du Boléo pour y exploiter le minerai.

L’architecture s’en ressent car j’y retrouve le même style colonial qu’en Guyane.

 

Hum ! un gâteau de dattes pour le p’tit déj…

mieux vaut faire le plein de calories car la piste qui nous attend risque d’être dure !

 

Nous longeons la Bahia de Concepcion, un vrai petit paradis avec….

une multitude de petites baies parsemées d’îles.

La couleur de l’eau et la chaleur m’invitent à la baignade.

Que dire lorsque l’on bivouaque sur ces plages !!

avec des vues comme celle là…. c’est du pur bonheur !

 

La ruta 1 est une autoroute pour cyclistes et parfois nous formons une petite caravane, notamment avec Nathalie avec qui nous voyagerons 2 jours.

Même sur la route il y a des rochers !!!

San Isidro, 61 kilomètres de pistes qui doivent être plus ou moins bonnes mais avec l’ expérience, je me méfie toujours des on- dit !!!

A voir,  elle n’a pas l’air si mal mais ….

rapidement je suis stoppé dans mon élan par une crevaison !!! la troisième depuis le début et c’est encore une vingtaine de minutes de perdue !

malgré cela, je vais vite rattraper mon père qui se trouve bloqué sur des pentes défoncées par le dernier passage d’un hurricane. Nous avons parcouru 21 kilomètres et je me rends compte que pour mon père ‘il lui sera impossible de rallier San Isidro, malgré 40 kgs de moins que moi, la piste étant  » indigeste ». Je prends la décision de rebrousser chemin,  mais comment ????

Par chance une voiture passe par là ; je discute avec le conducteur et lui demande de ramener mon père à la jonction. Ouufff !!!!

Pas de place dans la voiture !!! Je ferai le retour dans des conditions encore plus extrêmes, il me faudra repousser loin les limites de la douleur pour rattraper les 20 bornes de retard sur mon père. Quand il faut puiser l’énergie au plus profond de moi je vais chercher la motivation en me remémorant tous ces enfants qui courent des dizaines de kilomètres chaque jour pour se rendre à l’école.Je les vois encore dégoulinants de sueur mais un sourire accroché à leur visage car ils sont heureux d’aller à l’école. Je l’ai choisi alors je n’ai pas le droit de me plaindre ni d’abdiquer.

Une piste plus tranquille nous ramènera le lendemain ….

vers Loreto;   nous avons la faim qui tiraille nos estomacs mais…

nous allons pouvoir les satisfaire dans cette polleria. Un poulet entier à deux, frites, tortillas, tacos et salades … un bon menu !! la serveuse me demandera: tu es satisfait ? oh oui!  excellent menu mais.. j’ai encore de la place !! et ce sera pour un ananas !!

El Borracho Saloon, ce n’est pas cela qui nous intéresse mais la direction du col qui mène à San Javier.

Une belle route asphaltée avec des pourcentages très irréguliers me mène vers …

la Mission de San Javier, oui je dis bien «  » me «  » car je fais un petit détour d’une quinzaine de kilomètres pour la visiter alors que mon père est déjà sur la piste menant à Commondu.

 

A San Javier, la Petite Rose des Vents reçoit le soutien d’une équipe de marathoniennes de Los Cabos pour
la campagne  «  » POR SER NINA «  »

Avec plus de 2h30 de retard, je débute la piste menant vers San Miguel de Commondu, sous la bénédiction des drapeaux de prières tibétains.

Une piste isolée qui traverse l’intérieur de la Baja California.

Pas de voiture, les ranchs sont inhabités, bizarre… alors qu’elle est censé être transitée !!!

Grosses sections de pneus, mon Rohloff ,je suis bien armé mais pas suffisamment car la piste se détériore de plus en plus.

Oui ! là, cela va devenir indigeste pour mon père !

Sur les pistes du Baja Divide, où sont les limites de l’extrême?   encore une belle galère avec mes 75 KGS de charge !!!
Beaucoup me disent qu’il faut être fou pour transporter tout ça mais personne ne sait ce qu’il y a à l’intérieur de mes sacoches.
Tout simplement 75 kgs de… sourires pour des enfants !!!
Je pense que cela vaut bien quelques douleurs pour mes bras et mes jambes.

Une galère mais que de paysages grandioses !!!

Une descente technique où nous glissons sur les pierres et qui nous mène directement vers ….

l’oasis de San Miguel de Commondu.

et je peux vous dire que nous sommes contents d’arriver dans ce petit village de 90 âmes.

Parallèle au plafond,  c’est ce que l’on appelle… le repos du guerrier !!!!

Bon ! au moins nous savons d’où le vent vient et nous sommes prévenus de sa force.

Droite et monotone,  voici la route qui mène vers Ciudad Constitucion mais ….

il faut toujours être vigilant car sur les bords de la route de beaux reptiles se font dorer !

En fin de journée,  nous trouvons l’hospitalité au coeur des orangers et des citronniers.

Là, nous ne serons pas trop mal  !!! JAIME, notre hôte, nous proposera d’utiliser un kiosque, douche, électricité et la piscine pour un prix de 4 euro par personne !!! COOL !!!

Nous quittons Ciudad Constitucion où nous avons fait le plein de carburant ….

…6 canettes au 100 pour Papa !!!!

moi, c’est plus classique et c’est du solide !

car il faut dire que les calories se brûlent avec l’effort et le soleil !!!

200 bornes de ligne droite, plate et monotone, oh ! je déteste çà,  alors il y a une piste de 240 kilomètres qui m’invite mais …

c’est devenu impossible pour mon partenaire, rien que le mot piste le fait frémir ! Nous sommes deux et il faut rester unis malgré les distensions pour le parcours.

Une mode le backpacking !!! Richy un canadien voyage avec 25 kgs (vélo)Catégorie poids plume VS catégorie super lourd. Je suis plus tranquille avec mon équipement qui me permet d’être autonome une douzaine de jours dans les régions les plus reculées.

Je plains le gars qui a crevé ! une rustine tous les 10 centimètres !!!!

La Paz est proche mais nous ferons un petit crochet pour longer un peu la côte vers San Evaristo.

Prudence lors des dépassements !!!

Ici,  la moindre erreur peut vous coûter cher !!

Nous arriverons sans souci à La Paz, après avoir sillonné la Baja California et ses paysages incroyables sur plus de 2000 kilomètres. A La Paz nous allons  prendre quelques jours de repos bien mérités avant d’effectuer le Tour de Los Cabos comme bonus !!!

A suivre…..



Un commentaire

  • Pati says:

    Esa araña sí que me dió miedo, pero pensándolo bien me parece que se conduce bien en la carretera jejejejejejejeje. Un gran abrazo y mis respetos a tu papá.

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