D’Ascension à Ascension
-

D’Ascension à Ascension; cela n’est pas courant pour moi d’effectuer une boucle au cours de mon voyage. Durant deux semaines, je vais réaliser un marathon de plus de 600 kilomètres afin de visiter tous les bureaux de PLAN INTERNATIONAL de provinces.

Ascension est le point de départ de cette belle aventure humaine que mon ami Horacio a planifié. Ce parcours ne s’annonce pas de tout repos mais à chaque fin d’étape il y aura des rencontres uniques…
durant deux semaines je vais partager le quotidien des équipes de PLAN sur le terrain.

A Ascension, des pluies torrentielles tombent depuis plusieurs heures, c’est un véritable déluge!!! Initialement, je devais visiter la communauté de Banado et de son école où PLAN travaille sur la prévention des risques d’inondations de la zone. C’est le programme Chake Ou.

Cette communauté est l’une des zones les plus pauvres d’Ascension; on y vit des ressources du fleuve et de la décharge de la ville!!!

Mais il nous sera impossible de s’y rendre en voiture. La ville s’est transformée en Venise, toutes les rues sont devenues des canaux!!!!

L’unique moyen de s’y rendre : le canot. Il nous faudra remonter le fleuve sur un kilomètre avant de rentrer à Banado.

Les canots ont remplacé les autos!!!!

Par endroit, il y a plus d’un 1,50 mètre!!!!

Lorsque l’on a la chance d’avoir un étage, on peut s’y installer pour y « vivre » …

cela évite de quitter sa maison avec le peu de chose que l’on a pu sauver !!!!!

car à chaque inondation on perd un peu plus de ce que l’on possède!!!!

En l’espace de trois jours ce sont plus de 27 000 réfugiés qui vont trouver refuge dans ces camps de papier, carton.

Ici, on a de la chance, c’est un camp qui est bien organisé avec l’eau potable, des toilettes, etc. En d’autres endroits ce sont des bidonvilles qui se créent. A chaque fois que le fleuve monte de 10 Cm ce sont 200 familles qui doivent trouver un refuge!!!

Je quitte Ascension après y avoir passé une semaine. La première étape de mon marathon doit me conduire à Villarica…
Le tout sous une chaleur étouffante !!!

A chaque fois ce sera des étapes de 150 kilomètres entre les villes.!!!

Felix Perez Cardozo sera la première école que je vais visiter.
En route pour la visite d’une deuxième école proche de Villarica …

où je vais recevoir un accueil incroyable des enfants.
Ici les vacances sont commencées depuis 2 semaines, cela n’a pas empêché la venue d’une centaine d’enfants!!!!
Cette donation sera particulière puisque ce sont mes amis canadiens Kristin et Dean, qui par leur générosité permettront l’achat de 6 ensembles de danses traditionnelles, d’une radio et des ballons de foot pour les garçons.

 Une danse pour leur dire merci à distance!!!
Sur le visage des enfants, je n’ai pas vu des yeux mais des étoiles brillantes!!! Leur apporter un peu de rêves, c’est simple!!

Le lendemain ce sera la visite d’une autre communauté et son école.

A chaque fois, les visites de ces écoles sont l’occasion pour les enfants de faire la fête.

L’équipe de PLAN à Villarica.
Un clown est venu effectuer son show. Eclats de rires assurés!!!!

Une première bicicletada sera organisée.

Les plus beaux encouragements que je puisse recevoir viennent des enfants: FUERZA LORENZO !!!!

Je quitte mes amis Quique et Célia chez qui je fus logé….

et je reprends ma route vers Caaguazu où m’attend la seconde équipe PLAN.
J’aurai la chance de croiser le fameux capybara le plus gros rongeur au monde (50 kgs en moyenne).!!!
Une boucherie en plein air!!!

En cours de route on m’invite à partager le téréré, la boisson nationale paraguayenne. Un mélange d’herbes médicinales avec de l’eau froide.

Je poursuis ma route dans » l’Intérieur » comme on le nomme ici, une région de collines verdoyantes…

où la vie s’écoule tranquillement!!!

Le mois de décembre est l’époque des ananas. Sur le bord de la route, on en trouve partout à un prix dérisoire 0,30 cts d’euro!!!
A l’arrivée de la deuxième étape, c’est toute l’équipe de PLAN qui m’attend.

 PLAN avec le Team Rider de Caaguazu a organisé la seconde bicicletada pour la promotion de la campagne                      POR SER NINA.
Nous sommes partis pour une bicicletada de 40 kilomètres sur les pistes rouges. Lorsqu’il fait sec pas de soucis mais….

dès qu’il pleut c’est la galère!!!!

Avec le Team Rider de Caaguaçu, nous sommes tous unis pour la même cause : le bien être des enfants.

Direction Santani, j’ai opté pour un raccourci….
qui ne me fera pas gagner de temps car la piste est très sablonneuse…

et les chutes inévitables!!!

mais c’est toujours l’occasion d’effectuer de belles rencontres comme celle d’Eliséo et de sa famille qui m’offriront un bon repas et une bonne glace artisanale maison!!!
Pour les termites tout est bon et le poteau n’a pas résisté à leur appétit vorace.!!!!

Durant mon marathon, je ne vais camper que deux fois. Mon campement à Simon Bolivar me marquera plus que l’autre, car toute la nuit une tempête orageuse m’arrosera. Je dormirai sur un matelas d’eau de 5cm!!!
Un peu plus loin, je me rendrai compte de l’ampleur des inondations!!!

Dernière ligne droite pour Santani….
où m’attend l’équipe de PLAN qui me recevra avec un asado phénoménal (barbecue) et sa fameuse soupe.
La voici la soupe paraguayenne !!! la recette d’une soupe qui aura mal tournée, au final elle restera dans la gastronomie du pays.

Quelques cyclistes de Santani m’accompagnent à Punta Suerte

afin d’y visiter la communauté et son école.

La Petite Rose des Vents fait le bonheur des enfants.

Non, je n’ai pas trouvé un nouveau travail !!!!. La donation dans cette école est bien différente des précédentes. Ricardo, le directeur, souhaite clôturer l’école pour la sécurité des enfants. Ce sont des briques, du ciment, des poteaux pour grillage etc…. qui seront offerts à cette école.
Les travailleurs de l’ombre. Sans eux aucun programme de PLAN ne fonctionnerait. Ce sont les animateurs de programmes au sein des écoles et des communautés. Parfois les zones d’interventions sont très éloignées et il faut plusieurs heures de moto sur des pistes sablonneuses et défoncées par les pluies pour s’y rendre. Il fait nuit lorsque Nancy rentre, complètement éreintée. !!!

Pour les visites de communautés, tout ne ce fait pas à vélo. Pour une fois que je grimpe sur une moto avec un collègue je crève; un comble alors qu’en 7000 kms en vélo je n’ai eu qu’une seule crevaison!!!!

Il est exactement 20H30, Blas et Guillermo continuent de travailler pour le programme de formations à des métiers techniques pour des jeunes sans qualification. C’est aussi cela les travailleurs de l’ombre, ils ne comptent pas leurs efforts ni leur temps.

Blas, Mario et Marcelino.
Non je ne suis pas en Hollande même si cela y ressemble, » une route au milieu de la mer!!! » pas du tout, ce sont des prairies inondées.
Depuis que j’ai quitté Santani pour la dernière étape de mon marathon c’est toujours au milieu des prairies inondées que je pédale!!!!
Les estancias se transforment en île.
et pour le bétail c’est sauve qui peut!!!!!

Interdiction de faire du feu!!!! En tout cas s’il devait y avoir le feu les pompiers ne manqueraient pas d’eau!!!

Le phénomène el Nino cette année est extrêmement fort. Le changement climatique affecte la façon de vivre des paraguayens, certains en ont pris conscience et me disent : « c’est notre faute, à force de défricher la forêt pour la culture du soja, chaque année les pluies sont de plus en plus fortes!!!!

Lors de la montée des eaux, le danger c’est çà : les serpents sur la route !!! ma hantise : rouler dessus et recevoir une morsure à la cheville!!

Merci à Lourdes et sa maman qui m’auront logé durant mon voyage.

Mon arrivée à San Bernardino est bien arrosée!!! j’ai des craintes pour l’organisation de la bicicletada nocturne qui est prévue ce soir… mais finalement le ciel s’ouvrira et l’événement aura lieu.

Un grand merci Nelson qui a permis à PLAN de se joindre à l’événement

Au total ce sont une grosse centaine de cyclistes qui pédaleront de nuit soutenant la campagne POR SER NINA

De retour à Ascension une image surréaliste !!!! les buildings qui dominent les quartiers inondés. Les inondations sont encore plus fortes et elles ont jeté sur la route plus de 70 000 réfugiés.

En compagnie de mon ami Horacio (qui est en vacances ) nous nous rendons au camp de réfugiés où PLAN travaille depuis deux semaines.

Durant mon marathon, grâce à la générosité des paraguayens, nous avons pu offrir plus de 200 euro de jouets pour le Noël des enfants.

Au cours des inondations ces enfants ont quasiment tout perdu mais pas le sourire.

voilà la récompense à tous mes efforts!!!

     Mon marathon paraguayen s’achève après quasiment trois semaines bien remplies d’efforts, de rencontres, d’événements et surtout d’émotions. Au total, j’aurai visité six communautés, réalisé sept bicicletadas et donné le sourire à plusieurs centaines d’enfants. Voilà ma satisfaction!!!

A suivre….



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Événement à venir
14.12.2018
Ceuta, Maroc
PLAN International
Facebook Google+ Google+ Google+