Cochabamba / Frontière Paraguayenne (51 350 Km)
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Après la difficile traversée de la Cordillère des Yungas Cochabamba arriva à point pour me permettre de me reposer une journée. C’est certain que la fatigue accumulée durant toute la semaine ne s’effacera pas si vite mais je pourrai profiter des facilités de la ville pour planifier la seconde partie de mon voyage.

Cochabamba, une ville de 500 000 habitants bloquée entre deux cordillères.

Quelques quartiers coloniaux assez colorés mais je dois dire qu’à part çà il n’y a pas vraiment de vieux édifices dans cette ville….

sauf l’une des églises de la ville.

Un excellent reconstituant maison.Quel bonheur!!!

Après cette halte à Cochabamba, je reprends ma route vers Santa Cruz et ses quelques 455 kms. La porte à côté!!!

Il me reste à franchir mon dernier col dans les Andes à plus 3700 mètres.

Malgré un vent fort qui veut me repousser dans la vallée et la pluie froide qui tombe, je finis par atteindre le sommet.
Au cours de la descente une forte pluie tropicale m’oblige à m’arrêter dans ce petit village…

et je profiterai du terrain de sport couvert pour être à sec.

Je me lance dans une très longue descente qui me mène dans la jungle du Chaparé….

et surprise !!! je retrouve des routes en béton qui me rappelle la Belgique!!!

Au fur et à mesure de la descente, je ressens la température qui commence à grimper tout doucement.
En raison de l’état de la route, la circulation est parfois très anarchique, on roule où l’on peut !!! parfois les dépassements sont plus qu’hasardeux. Ce n’est pas étonnant qu’il y a deux camions par semaine qui n’arrivent pas à destination!!!

Je laisse la cordillère derrière moi et j’entre dans la chaleur humide du Chaparé…

où s’écoulent d’immenses rivières qui commencent à se gonfler avec les fortes pluies de la veille.

Le plus dur en jungle est de trouver un endroit où camper. Il me faut quitter la route principale et m’enfoncer dans la forêt.
Ici, fini le duvet, je sors le moustiquaire.

Tous les cyclos-voyageurs ont un vélo entre leurs jambes mais pour certain il y en a aussi un dans la tête!!! au début, je l’ai pris pour un marchand ambulant!!!!

Le Chaparé est une région très propice à la culture de la coca que l’on sèche sur le bord de la route.

Au plus j’approche de Yapacani au plus la jungle recule pour laisser place à des pâturages.

Ici aussi la forêt amazonienne se réduit un peu plus chaque jour!!!

Arrêt obligatoire!!! rien de tel qu’une bonne pastèque pour me rafraichir ….

Avec ces températures si élevées, les fruits sont appréciés encore plus.

Villa Tunari, petit village bien tranquille et bien calme après le va et vient incessant des camions.

L’architecture des maisons est particulière avec les avancées de toit pour créer de l’ombre et lutter contre la chaleur.

Comme toujours ce sont les aléas de la route qui provoquent des rencontres inattendues. J’apprends que PLAN travaille dans cette communauté et par un pur hasard dans un restaurant je rencontre Karen et Omar.C’est une incroyable surprise et une belle rencontre.
La poursuite de la route vers Santa Cruz via la route asphaltée ne me tente pas. J’apprends qu’il y a une piste qui y mène mais comme d’habitude on me la déconseille: trop dur, trop mauvaise, peu de personnes y vivent… mais c’est tout ce que je recherche : de l’authenticité, voyager en dehors des routes touristiques.

Me voilà donc parti pour une traversée au milieu de la jungle via des pistes de sable pour 90 kilomètres. C’est sûr que cela va me changer de la monotonie des lignes droites asphaltées.
J’y traverse des villages où PLAN a mené des actions pour le développement de la communauté.
Développement du réseau d’eau potable.

La piste borde le parc National d’Amboro.

Seul l’agitation des perroquets rompt le silence de la jungle où je ne risque pas d’être dérangé par la circulation, quoique!!!

c’est inattendu.

La saison des pluies vient de commencer et parfois il faut emprunter la rivière ou plutôt c’est la rivière qui emprunte la route!!!

Le mot route est vite dit parfois c’est un immense bac à sable.

mais je reste mettre du terrain avec un seul but : rejoindre Santa Cruz et l’équipe de PLAN qui m’y attend.

Habitation au milieu de la jungle.
En l’espace de quelques kilomètres je vais traverser plusieurs fois la même rivière qui forme des méandres.
Parfois à pied, parfois sur le vélo mais je pense que dans quelques semaines il y aura 50 centimètres de plus.

A Terevinto je rencontre Esther une volontaire de PLAN chez qui je devais dormir mais en retard je poursuis ma route vers Santa Cruz.

où je rencontre Fernando, Oscar et le reste de l’équipe (il y aura prochainement un article à ce sujet)

Santa Cruz, le poumon économique de la Bolivie,voit croitre sa population de manière incroyable. La ville s’est développée en seulement 40 ans. Construite en différents anneaux, elle attire chaque jour un peu plus de population. Elle compte aujourd’hui  plus de 2 millions d’habitants alors qu’en 2001 elle en comptait 1 million!!!

Mon logement pour la semaine: un container « rose  » forcément aux couleurs de POR SER NINA.

Le luxe pour moi, heureusement qu’il y a la clim car avec 37° à l’extérieur la tôle chauffe!!!!
Après une semaine passée dans la ville, il est temps de reprendre ma route vers le Sud de la Bolivie.Je quitte donc mon ami Fernando avec qui j’aurai passé une semaine incroyable.
Une longue ligne droite me mène vers le Sud de la Bolivie, sous des températures caniculaires, heureusement un vent fort de dos me pousse et me rafraichit.
De fait j’avale les kilomètres dans la chaleur sans trop d’efforts.
L’homme qui roulait plus vite que son ombre.

Le long de la route, tous les 50 kilomètres environ, il y a une petite épicerie pour acheter un soda où de l’eau fraîche. En moyenne, je consomme 7 à 8 litres par jour!!!!! plus je vais descendre vers le Sud plus la température montera.

PLAN, tout au long de la route menant vers le Sud de la Bolivie a construit quasiment dans chaque village, des salles de classes, terrains de sport etc

En fin de journée, généralement je m’arrête dans une estancia pour y passer la nuit. C’est l’occasion de connaître une autre partie de la population de la Bolivie les vaqueros (cowboy). Certaines estancias possèdent 5000 têtes de bétail!!!

Joli cadeau pour moi qui adore le cadeau!!!

Grand contraste!!! en descendant, certaines rivières sont totalement asséchées et d’autres…

bien chargées.

Une voiture me double, me klaxonne puis s’arrête 50 mètres plus loin. Eh!!! je suis content me dit il, c’est toi qui parcourt le monde à vélo pour aider les enfants!!! je t’ai vu à la télé, je veux t’acheter un bracelet s’il te plait?? je ferai la connaissance de Manolo un super gars.

Fini la route plate et le vent de dos …

la route s’élève ….

tout comme la température, le thermomètre pointera à 48°!!!!  je cuis et les rayons solaires m’enfoncent dans le macadam toujours plus brûlant.

Campement dans le Chaco bolivien

une végétation grillée par le soleil….
Hum !!!elles sont bonnes ces empanadas!!!

Elles ont tout compris : la sieste à l’ombre pour l’après midi !!!

Oups!!! quand j’ai vu le tas de pastèques j’ai fait demi-tour immédiatement.

Je veux celle là!!!! non donnez moi la plus petite por favor!!! même la plus petite est énorme et je n’en mangerai que la moitié de peur de me noyer!!!

Ici, quand le ciel part à la pluie, cela se voit!!!
Villa Montes, la dernière ville bolivienne sur ma route où je rencontre Jhony qui me donnera quelques conseils pour la traversée du Chaco.

Voilà la Petite Rose des Vents prête pour la partie la plus dure du voyage la traversée du Chaco, j’embarque avec moi 17 L d’eau.
Face à moi l’immensité du Chaco.

Une zone semi aride où quasiment personne n’y vit!!!

Ibibobo, voila le dernier lieu de population que je vais traverser avant les plusieurs centaines de kilomètres qui m’attendent.

J’en profite pour y savourer un dernier soda bien frais!!!!

Surprise!!!! je ne suis pas le seul fou sur la route j’y rencontre Mark un canadien autour du monde qui me donnera de précieux conseils pour la route.

Voilà le poste frontière bolivien qui se trouve à 60 kilomètres de la frontière géographique.!!! Petit problème pour faire tamponner mon passeport et franchir la frontière. L’absurdité d’un policier trop fermé du cerveau qui me dit d’attendre que son collègue revienne car lui ne tamponne que la sortie!!!! Eh mon gars, tu n’as juste qu’à changer de tampon, c’est pas dur!!! pas étonnant que tu n’as qu’une barrette sur ton uniforme mais je me pose la question comment il a réussi à l’avoir!!! bref,c’est moi qui ira chercher le collègue au village pour avoir mon tampon!!!

Pendant ce temps il y en a une qui se repose à l’ombre.!!!

Samu’u en guarani ou Palo borracho (l’arbre ivre!!!)

Droit devant moi le Paraguay m’attend.Il me reste une soixantaine de kilomètres avant de franchir la frontière géographique et de là il y aura encore plus de 240 kilomètres pour atteindre le poste de douane!!!

Je laisse la Bolivie derrière moi après y avoir passé cinq semaines. Comme toujours, ce sont des moments incroyables que j’ai vécu à travers des paysages d’une grande diversité et des rencontres chaleureuses et accueillantes.

A suivre…



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