Bolivie : Sucre / Tarija 62 798 kms
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Mon arrivée à Sucre la capitale de la Bolivie, surnommée la ville blanche marque la fin de ma première partie de voyage et naturellement le début d’une autre qui s’annonce toute aussi riche. Allez en selle et prenons de nouveau un peu de hauteur.

Qui dit grande ville dit embouteillage, s’il y a bien une chose que je n’aime pas c’est bien les voitures et la pollution des gazes d’échappements !!!!

Mais cela ne m’empêchera pas de visiter cette ville,

fondée par les espagnols au XVI ème siècle.

Surnommée aussi la ville blanche, elle était le lieu de villégiature des espagnols lors de l’exploitation de la mine de Potosi. Elle bénéficie d’une situation idéale par l’altitude et son climat doux.

Petite balade matinale pour voir la ville se réveiller.

Sans voiture, car c’est la journée du piéton et du cycliste, l’ensemble des rues de la ville sont fermées.

Cette journée va se transformer en bicicletada pour la campagne POR SER NINA; afin de promouvoir les droits des petites filles.

Une belle réussite avec plus de 500 participants !!!

Mon ami Samuel et sa famille.

Fidel et Helva.
C’est aussi jour de fête pour les équipes de PLAN, une manière de mettre à la lumière du jour le travail qu’ils effectuent chaque jour pour les enfants.

Il est temps de reprendre la route et de quitter Sucre mais tout ne se passe pas comme prévu. Le responsable du service d’immigration, super fermé d’esprit, refuse de prolonger mon visa pour poursuivre mon tour de la Bolivie car selon lui je ne peux pas bénéficier du statut de touriste car j’aide une ONG !!! « Eh mon gars je viens aider les enfants de la Bolivie, je viens d’offrir plus d’un millier de donations et toi tu me mets dehors !!!! » Avec mon ami Fidel nous rentrons au bureau dépités mais le lendemain après un appel à La Paz nous revenons juste avec un nom et un prénom. En une minute j’obtiens 90 jours de plus sur mon passeport !!!!

Sur un air de Charango (une petite guitare) je quitte Enzo, Javier et Fidel qui ont tenu à m’accompagner encore un petit bout de route.

Une porte se referme sur ce beau chapitre de mon passage à Sucre.

L’asphalte se déroule devant moi …

je reprends de la hauteur …..

au milieu d’un paysage désertique où les rivières sont asséchées !!!! la sécheresse est extrême en Bolivie par endroit; il n’a pas plu depuis un an et demi !!!

Un picante de pollo !!! ( poulet sauce piquante ) un régal.

UNE RENCONTRE!!!. Cela fait plus de 4 ans que nous devions nous voir. Je retrouve Pablo par coincidence à la sortie d’un restaurant après 17 ans au Tour du Monde!!!! et durant quelques jours nous voyagerons ensemble.

Prochaines étapes : Sijllani et Bétanzos.

mais pour cela il va falloir gravir le col du Retiro pour gagner l’Altiplano …

les pourcentages sont forts et nous décomptons les kilomètres !!!

L’Altiplano et ses hameaux isolées où les habitants doivent se battre chaque jour pour vivre. Mais sur ma route il y a :

Sijllani l’une des écoles de la zone où PLAN INTERNATIONAL travaille pour l’éducation et le respect des droits des enfants.

Les donations reçues en France lors des conférences nous permettront d’offrir une centaine de kits scolaires pour les enfants…

ainsi qu’une cuisinière afin que les Mamans puissent préparer les repas aux enfants.
Accompagné d’une soixantaine de cyclistes, je quitte Sjillani pour Betanzos où nous attendent d’autres festivités pour la défense des droits des enfants.
Tendre la main à un enfant c’est lui donner un sourire et pour moi cela n’a pas de prix.
L’équipe de PLAN à Betanzos, qui effectue chaque jour un travail incroyable pour le présent et le futur des enfants !!!

Fin de journée …

pour trouver un campement pour la nuit cela nécessite parfois quelques efforts; pousser le vélo sur 500 m dans le sable c’est dur, surtout lorsque cela monte; je préfère la trace de gauche en descente.

Une aberration !!! un terrain de foot synthétique pour une vingtaine de maisons alors que l’eau courante n’arrive pas à la maison !!! MADE IN BOLIVIA !!!
J’arrive à Potosi, cette ville située à presque que 4000 m d’altitude est adossée au pied du Cerro Rico.

Elle a su préserver son cachet colonial de l’époque espagnole.

Aujourd’hui j’ai troqué mes habits de cyclistes pour celui de mineur.
En compagnie d’un guide je m’enfonce dans ce dédale de galeries.
Les mines ressemblent à un immense gruyère sur plusieurs centaines de mètres de profondeur.
La mine continue chaque jour d’avaler les hommes dans ses entrailles et pour beaucoup d’entre eux c’est un tombeau !!!! plusieurs centaines de milliers de personnes y ont déjà perdu la vie !!!!
Je vais avoir l’opportunité de partager le quotidien des mineurs : une vie extrêmement difficile.

Non ce n’est pas un désinfectant !!! pour les mineurs c’est une boisson !!! 96 ° tout de même !!!

La coca voilà ce qu’utilise les mineurs pour travailler au fond de la mine!!! ils mastiquent les feuilles à longueur de journée ce qui produit l’effet de la cocaine !! cela coupe la faim, la soif, décuple les forces et empêche le mal des montagnes.
Sur ce site, quelques familles y vivent et arrachent leurs subsistances à la montagne.

Parfois au fond de la mine il y a des enfants !!! on se croirait revenu à l’époque de Germinal dans le Nord de la France !!!
Respect l’environnement !!!  lorsque je vois un panneau comme celui là: je ris !!! ici il n’y a aucun respect pour la Pachamama  (la Mère terre). En Bolivie on ne se soucie pas de la pollution des voitures, des tas de déchets sur les bords des routes etc

Pour quitter Potosi il va falloir pousser sur les cuisses et monter à plus de 4300 m ….

pour rejoindre l’Altiplano

et ses paysages à horizon lointain.
Ici les lamas peuplent les lieux.

Voilà un panneau que j’aime.
Changement de climat, changement de géographie, j’entre dans une nouvelle région de la Bolivie.

La province de Tarija où il fait très chaud, je subis une différence de 30 ° en l’espace d’une vingtaine de kilomètres !!!
Mais la température montera encore d’un cran lorsque je rentrerai à Camargo où des centaines d’enfants m’attendent pour la visite.

pour la campagne POR SER NINA

Je reprends mon marathon pour me rendre vers Iscayachi.

Un endroit parfait pour passer la nuit dans mon « hôtel Robens ».
où je suis entouré d’arbres à la forme et la couleur étranges.

Ouais !!!! peu d’inspiration le gars !!! Le pont le pont  !!!!

Je m’enfonce au coeur de la quebrada qui me conduit vers Iscayachi

Je fais le plein de potassium, c’est bon pour les 3 heures d’ascension qui m’attendent.

surtout avec le vent de face glacial.

Une nouvelle bicicletada avec des amis cyclistes pour rejoindre mon  » école « 

celle de San Lorencito ….

où je retrouve mon ami Carlos gérant du bureau de Tarija.
Nous allons y distribuer une centaine de kits scolaires ainsi qu’une douzaine de ballons de volley, de foot et de basket.

Distribution des kits scolaires.
Merci à tout ceux qui auront soutenu le projet de La Petite Rose des Vents.

Rencontre avec Adrian le gouverneur de la Province de Tarija et sa femme Jenny qui soutiennent la campagne                  « POR SER NINA »
Troisième bicicletada en trois jours elle se passe dans les rues de Tarija et elle sera super médiatisée. Plus d’une douzaine d’interviews en l’espace d’une heure et demie; que peut il y avoir de mieux pour promouvoir l’égalité des droits des petites filles à un meilleur accès à l’éducation , la santé, jouer etc
Une superbe journée pour valoriser le travail magnifique des équipes de PLAN qui travaillent sans relâche pour le bonheur des enfants.
Je quitte ma famille PLAN Tarija, les sacoches pleines de souvenirs incroyables. J’ai passé une semaine magnifique avec les équipes de terrain. A présent il est temps de reprendre la route pour la dernière étape qui me conduira à La Paz; La route s’annonce longue mais j’attends avec impatience de découvrir le merveilleux Salar d’Uyuni. A suivre …….


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11.11.2018
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