Bolivie : Santa Cruz / Sucre 62 239 KMS
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D’un continent à l’autre, me voilà de nouveau sur le continent Sud Américain après un court passage en France de 3 mois. Santa Cruz sera le point de départ de ma dernière chevauchée latine qui me conduira à la pointe Sud du continent : Ushuaia. Mais n’allons pas si vite, la première étape me mènera à Sucre la capitale bolivienne et nul doute que celle-ci sera déjà bien remplie.

Que peut il avoir de plus beau que de commencer mon voyage avec l’équipe de PLAN INTERNATIONAL à Santa Cruz. Cela fait 8 mois que je suis passé ici et je tiens ma promesse en revenant leur apporter tout mon soutien dans leur travail quotidien pour améliorer le futur des enfants.
La bicicletada pour la campagne POR SER NINA au coeur de la communauté El Torno
Quelques jours plus tard nous nous rendons à Villa Tumavi un petit village où nous allons recevoir un accueil très chaleureux.
Je ne suis pas venu ici les mains vides, puisque dans mes sacoches j’apporte 80 kits scolaires pour les enfants.
Je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé par leurs dons car sans eux cette donation n’aurait pas été possible. MERCI !!

Voici mon trophée : le sourire d’un enfant. Cela vaut tout l’or du monde.

La joie des enfants !!!!
Parfois il y a des endroits où il vaut mieux ne pas laisser son vélo!!!! On crève les pneus gratuitement!!!

Après un séjour de 5 jours a Santa Cruz il est temps de prendre la route.
Arnulfo m’accompagnera pour la première étape vers Bermejo.

Dès la première journée je ne vais pas tarder à retrouver la piste et la poussière !!!
Premier camp, enfin je retrouve ma tente Robens et la vie au coeur de la nature.

Le lendemain je ne laisse qu’une trace de mon passage.

Je poursuis ma route le long du Parc National de Amboro.

Hum c’est la saison des mandarines et des abricots !!!
Un panneau comme celui-là je préfère ne pas le voir.!!!!

Sur ma route vers Sucre un petit crochet pour me rendre …

au Fuerte de Samaipata…

Un site classé où vécurent une civilisation pré-incaique puis la civilisation inca.

L’ensemble du monolithe de 200 m sur 50 m a été taillé, sculpté pour en faire un lieu de cérémonie.

Je me frotte les yeux !!! non je ne rêve pas ce camion vient du Nord de la France !!!

mais je suis pas en France et la pauvreté se voit partout !!! Il y a une classe sociale dans la pauvreté en Bolivie !!

Sur la route le danger peut venir de partout !!!
Je remercie Paola, Léo et Arnulfo pour leur accueil très chaleureux à Vallegrande.
Les choses sérieuses commencent avec l’ascension de la Matamoral et ses pentues très raides.

A l’abri du vent ….
une petite pause pique nique pour recharger les batteries .
Cela fait plusieurs jours que je suis la route du Ché et je suis près du but.

Une longue descente me mène vers un petit village isolé : La Higuera …
un petit village mais chargé d’histoire et pour l’éternité puisque c’est le lieu où fut exécuter Ernesto  » Ché  » Guevara.

 

La petite école du village où fut prisonnier le Ché et d’autres combattants a été transformée en musée.
Dernière photo du Ché vivant !!!
Ils furent une cinquantaine de guérillos de divers pays à se battre pour un idéal.

Ce combat a laissé des espérances d’idéal pour beaucoup de générations.

Je poursuis ma route vers Sucre ….

au coeur d’une région très isolée.

Une seule voiture me double par jour !!!

Je longe le Rio Grande.

mais mon élan est stoppé par une première crevaison
voilà le coupable : les parties métalliques des pneus !!!
mais ce n’est pas une crevaison qui va m’empêcher de continuer de manger des kilomètres !!
Une longue ascension de 3 heures ….
dans la boue, sous la pluie, le froid, pas plus de 4°….

tout doucement j’approche de Nuevo Mundo

Après une journée de 7 heures de vélo dans des conditions difficiles rien de tel qu’un bon petit plat
Le lendemain, je rencontre Victor Hugo le directeur de PLAN Sucre et son équipe.

C’est sous le sourire et la joie des enfants que j’arrive à Nuevo Mundo !!!!

Quel accueil !!!!

En compagnie de mon ami Victor Hugo nous poursuivons la route vers ….

Villa Serrano nous sommes escortés par des enfants.

Dans les rues il y a des centaines et des centaines d’enfants ….

venus partager mon rêve de gosse car eux aussi ont le droit de rêver à un meilleur futur.
Mais parfois il y a des rêves brisés comme celui d’ Elena. Je ne vends pas la misère mais parfois il me semble nécessaire de raconter la réalité des abus que subissent les filles ici. C’est pour cela que je suis ambassadeur pour la campagne             « POR SER NINA » Elle rêvait de devenir professeur. Son rêve fut briser par un sous-homme qui l’a violé à l’âge de 12 ans, elle a 13 ans à présent et elle a un bébé de 3 mois !!!! Elle doit travailler pour subvenir à ces besoins et elle a quitté l’école. Elena doit travailler 11 heures par jour et gagne 400 bolivianos (55 Euro) Lorsque j’ai pris connaissance de cette histoire je me suis dit avec toute l’équipe de PLAN que nous allons l’aidé à revivre. Je vais lui acheter une petite cuisine ambulante afin qu’elle possède son propre commerce pour sortir de son travail d’esclavage. L’équipe de PLAN l’aidera au quotidien pour lui apprendre la gestion de son commerce. Voilà ce qui me motive à pédaler, à me battre chaque jour pour le droit des enfants et des petites filles.

Le temps passe vite et je dois encore gravir un col pour arriver à l’école de Kawassiri
Je serai rattrapé par la nuit.

par chance le professeur me donnera un espace où je passerai la nuit.
Au réveil me voilà directement à pied d’oeuvre pour partager mon rêve avec ces gamins;

Rencontre des gamins de Kawassiri dont certains marchent plus d’1H30 pour se rendre à l’école !!!! et dire que l’on se plaint lorsque l’on doit marcher 1 km !!!

Descente vers Tomina …

où je suis de nouveau accueilli par des centaines d’enfants, car ils savent que je pédale pour défendre leurs droits.

A chaque visite d’école et de communauté ce sera la fête.

que ce soit à Zudanez, Lajas, Tarabuco, Jumbate ou Jamparez. Au total ce sera plus de 10 écoles visitées et 3000 enfants rencontrés.

Dans toute cette zone la sécheresse est très forte, les rivières sont asséchées, les paysans n’arrivent plus à irriguer leurs cultures. Le problème majeur est que les récoltes ne servent qu’à subvenir à leurs besoins alimentaires
et au cas où il y aurait du surplus ils peuvent le vendre. Ici on survit !!!!

Une ombre se dirige

à travers la Sierra de Sucre

Tout doucement je prends de l’altitude et je n’ai aucun mal à m’y habituer.

Sucre est proche
J’entre à Sucre après plus de 600 kilomètres et 12000 mètres de dénivelé, mais quelle satisfaction, que d’émotions j’aurai vécu durant cette dizaine de jours. Déjà des centaines de souvenirs plein la tête et le coeur.

A présent je prends la route vers Potosi puis Tarija pour continuer de vivre et partager mon rêve….
A suivre ….



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Événement à venir
11.11.2018
Route vers le Portugal
PLAN International
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