Bienvenue sur la terre de La Teranga
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13 mars 2019… « La Petite Rose des Vents »  pose ses roues au Sénégal.
Après 7 mois et 12 500 kilomètres,  je retrouve l’équipe PLAN INTERNATIONAL.
Voilà ce qui m’a motivé à franchir les galères en cours de route ( le froid de l’Atlas, les tempêtes de sable du Sahara, les chutes, les casses mécaniques …)
A aucun moment je n’ai eu un doute, même dans la difficulté,  car j’ai toujours été super motivé par cette rencontre qui marque le début de mon aventure humaine avec PLAN INTERNATIONAL.
Alors allons y !  les enfants n’attendent pas….


Accueil super chaleureux  d’ Awa, Fatou, Germain, Yacouba, Cheikhou,  etc…

Enfin je peux mettre des visages sur les noms,  cela c’est l’ aboutissement d’un travail de plusieurs mois.
Je n’attendrai pas une heure pour mettre en pratique le pourquoi de notre projet africain : le but étant de visiter le maximum d’écoles pour y rencontrer le plus grand nombre d’enfants afin d’insister sur le rôle vital de l’éducation pour les garçons mais surtout pour les filles.

En l’espace de quelques heures je vais rencontrer plus de 1000 enfants !!! le compteur gonfle !!!

Depuis la frontière de Diama,  je suis accompagné par un groupe de cyclistes jusqu’à Saint Louis.

Avec une banderole de cette taille,  je ne passe pas inaperçu et le travail de PLAN est mis en valeur.

La ville de Saint Louis est séparée en deux par le fleuve Sénégal ;  pour accéder à l’île il faut franchir le Pont Faidherbe.

De l’autre côté du pont, les vieux quartiers coloniaux de l’ancienne capitale du pays…

des quartiers très colorés mais qui se dégradent avec le temps.

Une nouvelle journée débute à Saint Louis.

En entrant au Sénégal, je me suis rendu compte de l’ampleur de la nécessité du pays et de l’important  travail sur le terrain qui repose sur les épaules de PLAN INTERNATIONAL  ainsi que la lutte que mènent tous ces enfants.

Avec l’équipe de Saint Louis nous visitons une école à Mouit.
Fatima quitte sa maison à 6H00, le ventre vide, il lui faudra marcher 1H30 pour se rendre à l’école !

Non, non,  il n’y a pas d’erreur de photo.! c’est bien  ce que l’on appelle un abri provisoire ! ….

 provisoire enfin,  jusqu’à ce que l’on construise la salle de classe !
Lorsque je découvre la classe, j’hallucine ! … du sable,  35° !  et du mobilier vétuste  mais cela n’arrête pas Fatima qui est parmi les meilleures de sa classe.

Lorsque je lui pose la question :
 » qu’est ce que tu veux faire plus tard ? « 
Sans aucune hésitation,  elle me répond… « médecin »
J’aime cette détermination et je suis persuadé qu’elle y arrivera.
Ce sont des héros ces enfants sur le chemin de l’école !
Je quitte Saint Louis et mon ami Chekhou.
 
 
Je longe le littoral mais pas le temps d’aller se baigner !
 
 
Je traverse des paysages de savanes, le désert n’est jamais loin et il continue sa progression.
 
 
Le trafic est léger sur la route… pas de pollution !!!
 
 
Deuxième étape sénégalaise… je retrouve l’équipe de Louga que dirige  Aly Faye.
 
 
Pas le temps de souffler… nous partons directement sur le terrain pour rejoindre une communauté très éloignée dont l’accès est très difficile…
 
 
et où l’accueil  sera très chaleureux.
 
 
PLAN y travaille depuis plusieurs années pour son développement.
 
 
Aujourd’hui  c’est jour de fête !
 
 
PLAN vient d’offrir aux villageois un poste de soins tout neuf et prêt à fonctionner.  Il y a aussi une maternité pour prendre en charge les femmes pour les accouchements car le taux de mortalité est très important…
 
 
cela étant dû au retard pour se rendre au dispensaire faute de moyen de transport et au retard de la prise en charge de la part de l’équipe médical.

Tout doucement je me rapproche de la capitale sénégalaise.

Passage par le marché de Kebemer.

Enfin,  je découvre les géants du Sénégal : les baobabs ! c’est l’arbre symbolique du pays mais ils sont craints par les sénégalais car,  selon la légende,  ils abritent des sorciers.

…il est surnommé aussi  » l’arbre bouteille » pour sa forme et  les réserves d’eau qu’il contient jusque des milliers de litres d’eau durant la saison des pluies ! En cas de sécheresse,  les éléphants les percent avec leurs défenses pour manger les fibres chargées en eau.

Parfois ils peuvent mesurer jusqu’à 20 mètres de circonférence et 7 mètres de diamètre !

Des arbres,  j’en voudrais plus sur le bord de la route pour avoir de l’ombre car….

il fait chaaaauuuuddd !!!!

Fin de journée,  je m’éloigne de la route …


Je suis content de retrouver la joie du bivouac ….

et je reprends mes bonnes habitudes.
Ah ! voici le carburant qu’il me faut !

La plage,  ce sera plus tard ; je suis attendu près de Notto.

 


Chaque traversée de ville au Sénégal est très chaotique ; il me faut slalomer entre les piétons, motos, charrettes et voitures.
 

Un véritable fléau au Sénégal…les déchets ! Aucun respect pour l’environnement, tout est super pollué. Des tonnes et des tonnes jonchent les rues. Il y a une fortune à terre,
Celui qui se chargera de recycler tout cela fera fortune !!!

Ici,  les enfants s’amusent avec peu de chose !!

Il y a peu, la place d’une fille n’était sûrement pas sur un terrain de foot ! un sport réservé aux garçons.
Déjà,  le fait qu’une fille ait le droit de jouer tout simplement,  c’était inconcevable !….


car le quotidien d’une fille est : les tâches domestiques, aller au puits, s’occuper des frères et des soeurs, préparer les repas, etc
Un projet dans la région de Thiès vient de naître. Il concerne pas moins de 20 collèges où PLAN INTERNATIONAL vient de créer 20 équipes de foot féminin, tout cela en partenariat avec le système éducatif.
Le but? prouvez qu’elles peuvent s’émanciper en jouant à un sport soit réservé aux garçons.


Tout cela pour montrer qu’elles peuvent casser des préjugés auprès de la communauté tels que : les mariages précoces, les grossesses, lutter contre le décrochage scolaire, des fléaux qui gangrènent la société.
C’est aussi leur apprendre à décider, à s’émanciper et à diriger …
Aujourd’hui être sur le terrain c’est une immense victoire.
Aujourd’hui elles ont prouvé qu’elles pouvaient être maître de leur destin et artisan de leur futur.


C’est une grande victoire !!!
Bravo Amy.
C’est rare !  mais de temps en temps… un train passe.

Pour me rendre à Dakar,  j’ai choisi l’option petit trafic donc les pistes de latérite rouge. Je préfère éviter les grands axes et la pollution des camions.

Quoique ici,  je vais me faire repeindre en rouge !!!

Me voilà arrivé dans la banlieue de Dakar et  …

rapidement l’asphalte disparaît pour laisser place au sable. La ville de Dakar compte quasiment 5 millions d’habitants soit 1/3 de la population du Sénégal. Le développement de la ville s’est fait de manière anarchique et les bidonvilles se sont développés.

Durant une quinzaine de kilomètres,  je vais lutter dans le sable contre  » l’agressivité des voitures  » pour gagner ma place au milieu d’une circulation chaotique !

 

Deux heures d’efforts  au coeur de Dakar,  c’est pire qu’une journée dans le Sahara !!!…,

aussi, combien  je suis content lorsque je vois le panneau du bureau !  quel soulagement après la galère pour y arriver !

J’y retrouve l’équipe de Bell’Aube et Adama.

Tout le monde à vélo !!!

Le dimanche une bicicletada rassemblera une centaine de cyclistes pour pédaler au coeur de Dakar pour promouvoir le droit des enfants ..

et quoi de plus beau qu’un enfant qui pédale pour aider d’autres enfants !!!

 

 

Une nouvelle ambassadrice : Charline !!!

Une heure d’antenne avec Joyce et Franklin pour y parler des actions de PLAN INTERNATIONAL au Sénégal. Une heure pour défendre les droits des enfants.   Merci   VIBE RADIO !!!

Port de Dakar… j’embarque sur une « chaloupe  » nombre limité à 350 personnes !!! bon,  j’ai comme l’impression qu’il y a un peu plus de monde que prévu ! Bon !  tant que je ne touche pas l’eau avec ma main,  je me dis que l’on flotte !!!
Direction… une île au large : Gorée

Après 15 minutes de traversée,  le village coloré de Goré apparaît…

Changement radical d’atmosphère par rapport à Dakar !  c’est comme avoir été transporté loin du continent africain.

Petites ruelles ombragées, colorées, fleuries….. sans voiture  et sans klaxon…
QUEL BONHEUR !!!

 

 

Les artistes réalisent de belles oeuvres d’art avec des matériaux de recyclage.
Tout le monde essaie de me vendre quelque chose.
« C’est pas cher, un bon prix pour toi mon ami »
Merci mais même si tu me l’offres je ne peux pas le prendre car je suis  en vélo.

Des oeuvres qui mettent un peu de baume au coeur !!!

Un Baobab commence comme çà !!!

De la couleur dans la vie c’est ce que j’aime ;  malheureusement cette île est le symbole de la traite des esclaves.

L’île de Gorée ne fut pas le principal port de déportation des esclaves vers les Amériques mais elle fut retenue par l’UNESCO pour en symboliser l’ampleur.

« La maison aux Esclaves  » de l’extérieur,  cela ressemble à une maison normale. A Gorée  il y a en avait beaucoup comme celle là.

Nous voici sous l’habitation… bienvenue  au coeur de l’enfer terrestre !!

Ici s’entassait  une centaine d’hommes qui pouvaient attendre 3 mois leur déportation vers l’Amérique et c’était pareil pour les femmes !

Enchaînés deux par deux, ils n’étaient détachés qu’une fois par jour pour la toilette !!!
 » Le Code Noir  » établit tous les règlements, lois et sentences..
La pire peut être était celle des 29 coups de fouet !

Probablement la pire cellule… celle des enfants !  jusqu’à une trentaine entassée dans un cachot humide et froid ;   beaucoup d’enfants sont morts en raison des conditions de détention !!! le summum de l’horreur de la traite du Peuple Noir !!

Au bout de ce couloir, une porte tournée vers la mer… .

Une fois la porte franchie on sait que l’on quitte à jamais le continent africain pour un voyage vers l’Amérique,  à fond de cale du bateau, durant plusieurs semaines !
Après l’enfer terrestre,  c’est l’enfer maritime. Les conditions y sont abominables !!! Beaucoup meurent durant le voyage.


Monument dédié aux Esclaves.  Il symbolise la coque d’un bateau brisée en deux.
N’oubliez jamais que la traite des Esclaves Noirs a représenté la déportation de 15 OOO OOO d’êtres humains et des millions de morts !

Je ne peux pas terminer l’écriture de ce blog sur une photo sombre qui marque la souffrance d’un peuple qui souffre depuis plus d’un millénaire. Nous avons un devoir de mémoire envers tous ces esclaves qui ont souffert, qui sont morts durant la plus grande déportation de toute l’histoire de  l’humanité.
Malheureusement l’esclavage existe toujours à notre époque sous d’autres formes!!!
Je préfère la couleur et la gaieté alors c’est pour cela que je terminerai mon article avec cette photo. Terminer sur une note positive et d’espoir avec tout ce qui a été réalisé au cours des premières actions avec PLAN INTERNATIONAL au Sénégal. Je n’oublie jamais le passé mais mon regard est tourné vers le futur et un monde meilleur. Alors,  prochaine destination… la Casamance et à moyenne échéance la Guinée Bissau où je suis attendu pour de nouvelles actions en faveur des enfants car le futur de la nation africaine ce sont eux.

A suivre ….

 



2 commentaires

  • Remy Bondu says:

    Bonjour Laurent,
    bravo pour ce que tu fais,gardes la forme et continue comme ça,les enfants ont besoin de toi et ton équipe!

    Meilleurs souvenirs,nous nous sommes rencontrés en Mauritanie à Atar et avons marché ensembles à Azougui avec mes collègues bénévoles des enfants du desert.

    • Bonjour Remi, bien sur que je me rappelle de notre marche a Azougi et de votre asso
      Excellent souvenir
      Merci pour ton message de soutien c est sympa, bien sur nous continuons d aller de l avant et lutter pour le futur des enfants

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